<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Ici et ailleurs</title>
	<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/</link>
	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?id_auteur=200&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Ici et ailleurs</title>
		<url>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/local/cache-vignettes/L144xH127/logo-b65f2.png?1774727851</url>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/</link>
		<height>127</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Quand Roland Barthes &#233;crit : &#171; Nicolas de Sta&#235;l est dans 3 cm2 de C&#233;zanne &#187; </title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=501</link>
		<guid isPermaLink="true">https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=501</guid>
		<dc:date>2015-06-22T07:46:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ange Pieraggi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; une proposition qu'on trouve &#224; plusieurs reprises dans l'oeuvre de Barthes, &#224; quelques variations pr&#232;s (1). Cette insistance est remarquable. L'&#233;nonc&#233; parait tr&#232;s simple. Il est compos&#233; en trois parties : le sujet, le verbe et son compl&#233;ment, dans une sym&#233;trie exemplaire. Le verbe utilis&#233; est le verbe le plus courant de la langue. Il est conjugu&#233; au pr&#233;sent, un pr&#233;sent atemporel qui conf&#232;re &#224; la proposition l'allure d'une v&#233;rit&#233; &#233;ternelle, comme le ferait un proverbe ou une maxime. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=10" rel="directory"&gt;Esth&#233;tique et critique culturelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; une proposition qu'on trouve &#224; plusieurs reprises dans l'oeuvre de Barthes, &#224; quelques variations pr&#232;s (1). Cette insistance est remarquable.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;nonc&#233; parait tr&#232;s simple. Il est compos&#233; en trois parties : le sujet, le verbe et son compl&#233;ment, dans une sym&#233;trie exemplaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le verbe utilis&#233; est le verbe le plus courant de la langue. Il est conjugu&#233; au pr&#233;sent, un pr&#233;sent atemporel qui conf&#232;re &#224; la proposition l'allure d'une v&#233;rit&#233; &#233;ternelle, comme le ferait un proverbe ou une maxime.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;nonc&#233; semble &#233;tabli du haut d'un savoir sur des notions fig&#233;es prises dans une logique d'inh&#233;rence ou d'inclusion, o&#249; l'on va du particulier au g&#233;n&#233;ral comme dans la proposition &#171; &lt;i&gt; le peintre est un artiste &#187;&lt;/i&gt;. (Le &#8216;&#8216;g&#233;n&#233;ral'' en question, dans la proposition de Roland Barthes, l'est d'autant plus que 3 cm2 de C&#233;zanne suffisent &#224; inclure tout Nicolas de Sta&#235;l).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formulation n'est toutefois pas aussi claire qu'elle le parait. Il semble qu'on puisse la comprendre de deux mani&#232;res.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La premi&#232;re peut signifier qu'&lt;i&gt;un&lt;/i&gt; Nicolas de Sta&#235;l est comme physiquement inclus dans 3 cm2 d'&lt;i&gt;un&lt;/i&gt; C&#233;zanne : la proposition donne ainsi l'effet d'un gros plan, o&#249; un fragment d'un tableau de C&#233;zanne agrandi pourrait &#234;tre confondu avec un Nicolas de Sta&#235;l.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La deuxi&#232;me semble concerner non pas des espaces physiques, mais des &#233;poques historiques. En l'occurrence l'histoire de l'art au tournant des XIX&#232;me et XX&#232;me si&#232;cles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous ce second aspect, on peut comprendre qu'une &#339;uvre d'art a une influence permanente dans le temps, que les autres objets n'ont pas. Et comprendre ici, que l'influence de C&#233;zanne est permanente chez Nicolas de Sta&#235;l. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une id&#233;e que de nombreux &#233;crivains ont rapport&#233;e &#224; leur mani&#232;re. Citons par exemple Malraux : &#171; L'&#339;uvre d'art, qui appartient &#224; son &#233;poque, n'appartient pas qu'&#224; elle (2) &#187;, ou Artaud : &#171; Toutes les &#339;uvres d'art sont de tous les temps, il n'y a pas d'&#339;uvre sp&#233;cifiquement ancienne ou moderne, ou c'est une &#339;uvre rat&#233;e (3) &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette seconde lecture (&#171; &lt;i&gt;temporelle&lt;/i&gt; &#187;) semble la plus consistante. La premi&#232;re (&#171; &lt;i&gt;physique&lt;/i&gt; &#187;) paraissant ne r&#233;f&#233;rer qu'&#224; une image amusante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intention de l'auteur parait ainsi bien cern&#233;e. Il nous semble avoir bien saisi deux niveaux de lecture comme semble l'indiquer la phrase enti&#232;re, tir&#233;e ici de L'&lt;i&gt;Obvie et l'Obtus&lt;/i&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Pourtant il y a bien souvent dans un seul et m&#234;me peintre toute une histoire de la peinture (il suffit de changer les niveaux de perception : Nicolas de Sta&#235;l est dans 3 cm2 de C&#233;zanne). (4) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Malgr&#233; tout, un d&#233;s&#233;quilibre brouille notre entendement ; reprenons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du temps chronologique au temps du devenir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;nonc&#233; saisit dans &lt;i&gt;un vaste pr&#233;sent&lt;/i&gt; des faits historiques parfaitement d&#233;limit&#233;s, qu'on peut situer assez pr&#233;cis&#233;ment sur l'&#233;chelle chronologique du temps comme deux &lt;i&gt;bornes s&#233;par&#233;es par un bon demi-si&#232;cle&lt;/i&gt; (C&#233;zanne c'est la fin du XIX&#232;me si&#232;cle, Nicolas de Sta&#235;l c'est le milieu du XX&#232;me si&#232;cle). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces faits historiques sont donc relativement l'un &#224; l'autre le pass&#233; et le futur (C&#233;zanne est le pass&#233; de Nicolas de Sta&#235;l, et Nicolas de Sta&#235;l est le futur de C&#233;zanne), mais le pr&#233;sent n'appartient pas &#224; cette chronologie. Ce pr&#233;sent est le pr&#233;sent des v&#233;rit&#233;s &#233;ternelles, le vaste pr&#233;sent qui saisit depuis la hauteur du monde de la connaissance, des faits historiques situ&#233;s en contrebas dans leur empirisme, et qui sont l'un pour l'autre le pass&#233; et le futur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette notion du temps, les Platoniciens la nommaient &lt;strong&gt;Chronos&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sym&#233;trie de la proposition en est perturb&#233;e. D'autant qu'appara&#238;t un nouveau glissement : dans l'&#233;nonc&#233;, Nicolas de Sta&#235;l &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; avant C&#233;zanne, alors que dans l'ordre chronologique du temps, c'est C&#233;zanne qui &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; avant Nicolas de Sta&#235;l.&lt;br class='autobr' /&gt;
La construction r&#233;siste n&#233;anmoins : les sens oppos&#233;s viennent de la polys&#233;mie du verbe &#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt; Dans le premier sens, on peut saisir comme nous venons de le voir, que Nicolas de Sta&#235;l subit en permanence l'influence de C&#233;zanne.&lt;br class='autobr' /&gt; Dans le sens oppos&#233;, on comprend qu'&lt;i&gt;&#234;tre&lt;/i&gt; prend le sens d'exister (et en effet, C&#233;zanne est mort quand Nicolas de Sta&#235;l est n&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la charpente est &#224; peine &#233;tay&#233;e qu'elle vacille &#224; nouveau.&lt;br class='autobr' /&gt; Les entit&#233;s consid&#233;r&#233;es jusque l&#224; comme distinctes, voient leurs contours peu &#224; peu s'&#233;vaporer. Que d&#233;signent en effet les noms propres sinon des &#233;v&#233;nements. Gilles Deleuze le dit tr&#232;s bien : &#171; Les noms propres d&#233;signent des forces, des &#233;v&#233;nements, des mouvements, des mobiles, des vents, des typhons, des maladies, des lieux et des moments bien avant de d&#233;signer des personnes. (5) &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puisque la proposition de Roland Barthes ne parle pas de C&#233;zanne ou de Nicolas de Sta&#235;l en personne (la proposition n'aurait aucun sens), ni d'&lt;i&gt;un&lt;/i&gt; Nicolas de Sta&#235;l ou d'&lt;i&gt;un&lt;/i&gt; C&#233;zanne particuliers ; il s'agit de consid&#233;rer l'&#339;uvre de chacun, prise dans sa gen&#232;se et son &#233;volution ; la s&#233;rie des tableaux que chacun a entrepris, l'un r&#233;pondant &#224; l'autre, celui-l&#224; faisant &#233;cho &#224; un troisi&#232;me, dans une transformation continue. Les devenirs de chaque &#339;uvre d&#233;bordant largement les limites d'objets qui ont un contour &lt;i&gt; &lt;i&gt;d&#233;fini&lt;/i&gt; &lt;/i&gt; : les &#233;v&#233;nements sont des puissances ind&#233;finies.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors qu'il ne s'agit plus de dates d&#233;termin&#233;es sur la ligne chronologique du temps, saisies depuis l'ext&#233;rieur par un vaste pr&#233;sent, mais d'&#233;v&#233;nements envisag&#233;s depuis l'int&#233;rieur du devenir, un nouvel aspect du temps s'impose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce temps du devenir, les Sto&#239;ciens le nommaient &lt;strong&gt;Ai&#244;n&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous cet aspect, le pr&#233;sent devient insaisissable, puisqu'il se divise &#224; chaque instant en pass&#233; et en futur, dans les deux sens &#224; la fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un exemple simple permet de saisir cette notion : lorsque je me dis &lt;i&gt;&#171; maintenant, je vis l'instant pr&#233;sent &#187; &lt;/i&gt; (depuis le pr&#233;sent de l'&#233;v&#233;nement) ; le temps de le dire, le pr&#233;sent est d&#233;j&#224; pass&#233; et je suis d&#233;j&#224; dans l'instant suivant. M&#234;me si je r&#233;duis le pr&#233;sent &#224; l'instant le plus petit qui soit pensable, le temps de penser &lt;i&gt;&#171; maintenant, je vis l'instant pr&#233;sent &#187;&lt;/i&gt;, le pr&#233;sent est pass&#233; et je suis d&#233;j&#224; dans le futur de ce pr&#233;sent. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; D'apr&#232;s Ai&#244;n, seuls le pass&#233; et le futur insistent ou subsistent dans le temps. Au lieu d'un pr&#233;sent qui r&#233;sorbe le pass&#233; et le futur, un futur et un pass&#233; qui divisent &#224; chaque instant le pr&#233;sent, qui le subdivisent &#224; l'infini en pass&#233; et futur. (6) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le verbe, dans la proposition de Roland Barthes, change d&#232;s lors radicalement de signification. Le pr&#233;sent ayant quitt&#233; la hauteur depuis laquelle il envisageait les choses dans leur ext&#233;riorit&#233;, s'enfonce d&#233;sormais dans la proposition pour dire le devenir en s'abstrayant &#224; chaque instant en pass&#233;-futur. Le verbe &lt;i&gt;&#234;tre&lt;/i&gt; se d&#233;cline maintenant &#224; l'infini selon les diff&#233;rentes acceptions du devenir pour cette proposition, dans les deux sens &#224; la fois :&lt;i&gt; aborder/d&#233;border, pr&#233;figurer/d&#233;figurer, ordonner/d&#233;sordonner, insister/persister, etc.&lt;/i&gt; (La phrase de Roland Barthes pouvant d&#232;s lors se dire :&lt;i&gt; Nicolas de Sta&#235;l d&#233;figure 3 cm2 de C&#233;zanne&lt;/i&gt; et inversement &lt;i&gt;3 cm2 de C&#233;zanne pr&#233;figurent Nicolas de Sta&#235;l&lt;/i&gt; , ou encore &lt;i&gt;Nicolas de Sta&#235;l d&#233;borde 3 cm2 de C&#233;zanne et 3 cm2 de C&#233;zanne abordent Nicolas de Sta&#235;l&lt;/i&gt;, etc.) .&lt;br class='autobr' /&gt;
Perdant toute sa substance et sa fixit&#233;, le verbe &lt;i&gt;&#234;tre&lt;/i&gt; appara&#238;t maintenant comme le pur vecteur de l'&#233;v&#233;nement anim&#233; d'une mobilit&#233; essentielle, celle du devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ses d&#233;clinaisons occupent d&#233;sormais des positions al&#233;atoires, des points de fixation virtuels (&lt;i&gt;pr&#233;figurer/d&#233;figurer, aborder/d&#233;border&lt;/i&gt;, etc.) simultan&#233;ment. Les &#171; lieux &#187; (comme on le dit en math&#233;matique) de ces points tracent&lt;i&gt; le plan de conjonction&lt;/i&gt; des deux &#233;v&#233;nements. Et c'est sur ce plan, fonctionnant comme une gaze poreuse &#224; leurs &lt;i&gt;surfaces&lt;/i&gt; (7) contigu&#235;s, que le verbe &lt;i&gt;&#234;tre&lt;/i&gt; op&#232;re sa mutation pour distribuer en chaque occurrence, c'est-&#224;-dire par chacune des porosit&#233;s du plan, la puissance du devenir en pass&#233;-futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes ainsi pass&#233;s de la notion de &lt;strong&gt;limite assign&#233;e&lt;/strong&gt; depuis l'ext&#233;rieur &#224; des objets distincts aux contours d&#233;finis, plac&#233;s &lt;strong&gt;&#224; distance sur l'&#233;chelle du temps &lt;/strong&gt; embrass&#233;e par un vaste pr&#233;sent (Chronos), &#224; la notion d'&#233;v&#233;nements saisis depuis l'int&#233;rieur du devenir, dans&lt;strong&gt; la conjonction des possibles&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;l'ind&#233;finition des limites&lt;/strong&gt;, o&#249; le pr&#233;sent se distribue &#224; chaque instant en pass&#233; et futur (Ai&#244;n).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du tableau au gros plan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La phrase de Roland Barthes, dans sa totalit&#233;, indique plusieurs &#171; niveaux de perception &#187;. Nous en avons identifi&#233; deux. L'un que nous avons appel&#233; &#171; &lt;i&gt;physique&lt;/i&gt; &#187;, et l'autre que nous avons appel&#233; &#171; &lt;i&gt;temporel&lt;/i&gt; &#187;. C'est ce second niveau qui nous a int&#233;ress&#233; jusqu'ici, qui se scinde lui-m&#234;me en deux aspects, selon Chronos et selon Ai&#244;n.&lt;br class='autobr' /&gt; Selon Ai&#244;n, nous venons de mettre en &#233;vidence l'importance de la notion de &lt;i&gt;surface&lt;/i&gt;. C'est une notion qui s'av&#232;re capitale, mais il a fallu la retrouver apr&#232;s un d&#233;tour assez long. Pourtant c'&#233;tait l'&#233;l&#233;ment le mieux d&#233;fini dans l'&#233;nonc&#233; lui-m&#234;me : &#171; Nicolas de Sta&#235;l est dans &lt;i&gt;3 cm2&lt;/i&gt; de C&#233;zanne. &#187; (Les cm2 mesurent en effet des surfaces, et 3 points suffisent &#224; d&#233;terminer un plan. Rien n'est d&#233;cid&#233;ment anodin dans cette proposition.).&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, &#224; quoi r&#233;f&#232;re litt&#233;ralement la proposition de Roland Barthes ? A cette partie de l'histoire qui, de C&#233;zanne &#224; Nicolas de Sta&#235;l, consiste &#224; d&#233;tacher la peinture de la repr&#233;sentation (&lt;i&gt;la figuration&lt;/i&gt;) pour la non-repr&#233;sentation (&lt;i&gt;l'abstraction&lt;/i&gt;), sur des surfaces (l&lt;i&gt;es tableaux&lt;/i&gt;) (8). &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voil&#224; donc renvoy&#233;s &#224; la lecture &lt;i&gt;&#171; physique &#187;&lt;/i&gt;, &#224; l'effet gros plan que nous avons d&#233;laiss&#233; au d&#233;part comme une simple image mentale sans cons&#233;quence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais comment l'&#233;nonc&#233; nous m&#232;ne t'il &#224; l'&#233;vidente image d'un gros plan ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que d'une part, la formulation nous fait cheminer de C&#233;zanne &#224; Nicolas de Sta&#235;l, c'est-&#224;-dire qu'on va du monde figuratif (plus ancien), pour &lt;i&gt;se rapprocher&lt;/i&gt; du monde de l'abstraction (9) (plus r&#233;cent).Et que d'autre part, elle &lt;i&gt;isole&lt;/i&gt; un fragment (de 3 cm2). &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, &lt;i&gt;Rapprocher&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;isoler&lt;/i&gt; sont les deux principes organisateurs du gros plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;L'image mouvement&lt;/i&gt;, Gilles Deleuze a mis en &#233;vidence la singularit&#233; du gros plan &#171; d'arracher l'image aux coordonn&#233;es spatio-temporelles pour faire surgir l'&lt;i&gt;affect&lt;/i&gt; en tant qu'exprim&#233;. (10) &#187; Et qu'est-ce que l'affect ? C'est un mode de pens&#233;e non repr&#233;sentatif (11). En effet, l'&#233;tonnement, la joie ou la peur ne repr&#233;sentent rien. On peut &#234;tre &#233;tonn&#233; par quelque chose, mais l'&#233;tonnement en lui-m&#234;me, d&#233;connect&#233; de sa cause, est non repr&#233;sentatif. Il est une &#233;motion coup&#233;e de ses attaches factuelles, une virtualit&#233; qui n'est pas encore actualis&#233;e, un devenir en puissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Griffith par exemple, dans &lt;i&gt;Intol&#233;rance&lt;/i&gt;, cadre en gros plan le visage de la m&#232;re apr&#232;s le proc&#232;s, qui exprime un grand d&#233;sarroi. Le visage ainsi isol&#233; de toute connexion spatio-temporelle exprime une stup&#233;faction, qui n'est pas encore la r&#233;action de col&#232;re contextualis&#233;e. Cette actualisation n'interviendra que lorsque le personnage sera restitu&#233; aux causes historiques et mat&#233;rielles, c'est-&#224;-dire &#224; l'espace et au temps, dans des plans d'ensemble. Mais au niveau du gros plan, nous sommes encore dans le domaine du possible, celui des &lt;i&gt;affects&lt;/i&gt; (12).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le plan, lieu de d&#233;veloppement de l'&#233;v&#233;nement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le devenir nous est apparu au long de cette &#233;tude, comme intimement li&#233; &#224; la notion de surface ou de plan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous semble, en effet, que la proposition de Roland Barthes rencontre un th&#232;me cher &#224; Deleuze : &lt;i&gt;le plan d'immanence&lt;/i&gt;. Toute pens&#233;e de l'immanence affirme un tel plan. C'est-&#224;-dire que toute pens&#233;e coh&#233;rente qui ne se subordonne pas &#224; une transcendance, affirme les concepts comme des &#171; &#233;v&#233;nements purs &#187; d&#233;veloppant ce plan (dont Gilles Deleuze dit qu'il est &#171; l'image de la pens&#233;e &#187;) (13).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce plan -cette image de la pens&#233;e- est manifest&#233;, dans l'&#233;nonc&#233;, par le gros plan (14) (qui exprime l'affect, un devenir en puissance), mais aussi par la proposition elle-m&#234;me envisag&#233;e sous Ai&#244;n (qui dresse un plan de conjonction des &#233;v&#233;nements, une zone d'indiscernabilit&#233; fonctionnant &#171; comme un crible &#187; (15) o&#249; le verbe &#234;tre se distribue dans les occurrences du devenir pour cette proposition : aborder/d&#233;border, insister/persister,etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous r&#233;capitulons, nous avons rencontr&#233; au cours de cette analyse deux niveaux de lecture : l'un, &lt;i&gt;&#171; temporel &#187;&lt;/i&gt; (se d&#233;clinant sous deux aspects : Chronos et Ai&#244;n), l'autre, &lt;i&gt;&#171; physique &lt;i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (se d&#233;clinant sous les aspects de l'abstraction et du gros plan).&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi ces quatre aspects, deux se r&#233;pondent en miroir : Ai&#244;n et le gros plan, car ils prennent en compte non pas des substances fig&#233;es, mais des puissances.&lt;br class='autobr' /&gt;
La proposition de Roland Barthes trouvant d&#232;s lors un nouvel &#233;quilibre, non plus statique (tel qu'il apparaissait sous l'&#233;clairage vertical de Chronos), mais dynamique (d&#233;ployant les puissances du devenir &#224; la surface).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa le&#231;on inaugurale au Coll&#232;ge de France, Roland Barthes disait, qu'il entrait l&#224; dans un lieu &#8216;&#8216;hors pouvoir'', car c'&#233;tait l'endroit o&#249; un professeur pouvait enseigner non pas ce qu'il savait, mais ce qu'il ne savait pas : ce qu'il cherchait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, la qu&#234;te de Roland Barthes, ce qui &#233;tait le souci de toute son &#339;uvre, c'&#233;tait de mettre &#224; nu le pouvoir qui est tapi dans la langue. &#171; Nous ne voyons pas le pouvoir qui est dans la langue, disait-il, parce que nous oublions que toute langue est un classement, et que tout classement est oppressif. /../Dans notre langue fran&#231;aise, je suis oblig&#233; de choisir entre le masculin ou le f&#233;minin, le neutre ou le complexe me sont interdits. &#187; (16)&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors, d&#233;jouer le pouvoir au sein de notre langue, instiller du jeu dans ses rouages conventionnels, c'est essentiellement subvertir ce qui en fonde le sens, c'est-&#224;-dire le paradigme. &#171; Le paradigme c'est quoi ? C'est l'opposition de deux termes virtuels dont j'actualise l'un pour parler, pour produire du sens/../. Selon la perspective saussurienne, le paradigme c'est le ressort du sens/../. Le sens repose sur ce conflit. Le choix d'un terme contre l'autre, choisir &lt;i&gt;un&lt;/i&gt; et repousser &lt;i&gt;autre&lt;/i&gt;, c'est toujours sacrifier au sens. D'o&#249; la pens&#233;e d'une cr&#233;ation qui d&#233;fait, annule ou contrarie le binarisme implacable A/B par le recours &#224; un troisi&#232;me terme que la linguistique structurale appelle soit terme complexe (s'il est compos&#233; de A+B), soit terme neutre (s'il n'est ni A ni B) ou d&lt;i&gt;egr&#233; z&#233;ro&lt;/i&gt;. (17) &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#244;le de ce troisi&#232;me terme, qui d&#233;joue le paradigme, n'est il pas tenu, dans la proposition qui nous int&#233;resse, par le verbe &lt;i&gt;&#234;tre&lt;/i&gt;, qui passe d'un p&#244;le &#224; l'autre : du complexe au neutre, tenant &#224; distance deux substantifs, ou au contraire r&#233;unissant deux &#233;v&#233;nements ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Un terme qui d&#233;choit des hauteurs du monde du savoir (o&#249; il n'appartient ni au pass&#233; ni au futur), pour se d&#233;ployer &#224; la surface, au &lt;i&gt;degr&#233; z&#233;ro&lt;/i&gt; (o&#249; il se distribue en pass&#233; et futur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;nonc&#233;, malgr&#233; la simplicit&#233; de sa formulation, d&#233;veloppe des significations changeantes. Il appara&#238;t d'abord dans une rigidit&#233; occidentale (la logique aristot&#233;licienne qui proc&#232;de du particulier au g&#233;n&#233;ral), pour s'infl&#233;chir sous des accents venus d'Asie (la tonalit&#233; sto&#239;cienne qui se soucie du devenir), et s'orienter m&#234;me vers le &lt;i&gt;ha&#239;ku&lt;/i&gt; (qui est &#171; saisie de la chose comme &#233;v&#233;nement et non comme substance (18) &#187;), dont Roland Barthes &#233;tait un grand amateur (sa proposition compte d'ailleurs 17 syllabes (19)).&lt;br class='autobr' /&gt; Il faut souligner enfin la proximit&#233; du Zen (&#171; dont le &lt;i&gt;ha&#239;ku&lt;/i&gt; n'est que la branche litt&#233;raire (20) &#187;) et de la philosophie Sto&#239;cienne, comme &lt;i&gt;arts des surfaces&lt;/i&gt; pour leurs cultures respectives. (21)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barthes renouant l&#224;, avec le charme indocile, &#171; le plaisir &#187; qu'il cherchait avec insistance dans la litt&#233;rature, qui est de &#171; jouer les signes/../, les mettre dans une machinerie de langage dont les crans d'arr&#234;t et les verrous ont saut&#233;, bref /../d'instituer au sein m&#234;me de la langue servile une v&#233;ritable h&#233;t&#233;ronymie des choses. (22) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 Les autres formulations sont cit&#233;es &#224; la fin de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 A.Malraux,&lt;i&gt; La t&#234;te d'obsidienne&lt;/i&gt;, Gallimard 1974, p.231.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 A.Artaud, &lt;i&gt;&#338;uvres Compl&#232;tes, Tome II, Le th&#233;&#226;tre Alfred Jarry&lt;/i&gt;, Gallimard 1961, p.30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 R.Barthes, &lt;i&gt;L'Obvie et l'Obtus, Essais critiques III,&lt;/i&gt; Seuil 1982, p.208-209.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 G.Deleuze, &lt;i&gt;Pourparlers&lt;/i&gt;, Les &#233;ditions de minuit 1990, p.52.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 G.Deleuze, &lt;i&gt;Logique du sens&lt;/i&gt;, Les &#233;ditions de minuit 1969, p.192-193.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 &#171; Le sens c'est ce qui se forme et se d&#233;ploie &#224; la surface. &#187; G.Deleuze, &lt;i&gt;Logique du sens&lt;/i&gt;, op. cit. p.162 et 151.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 &#171; Se rappeler qu'un tableau, avant d'&#234;tre un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assembl&#233;es. &#187; M. Denis, 1890.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Nous consid&#233;rons l'abstraction, chez Nicolas de Sta&#235;l, comme une tendance vers laquelle sa peinture s'oriente, et non comme la qualification de toute son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 G.Deleuze, &lt;i&gt;L'image mouvement&lt;/i&gt;, Les &#233;ditions de minuit 1983, p.137.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 &#171; On appelle affect tout mode de pens&#233;e qui ne repr&#233;sente rien &#187;. G.Deleuze, &lt;i&gt;Cours du 24/01/78 sur Spinoza&lt;/i&gt;, Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 Voir notre &#233;tude sur &lt;i&gt;le gros plan&lt;/i&gt; parue dans&lt;i&gt; La Voix du Regard&lt;/i&gt; n&#176;15, automne 2002 ; et celle parue dans &lt;i&gt;Concepts&lt;/i&gt;, Hors s&#233;rie G.Deleuze n&#176;2, ed. Sils Maria 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 G. Deleuze et F. Guattari,&lt;i&gt; Qu'est-ce que la Philosophie&lt;/i&gt; ? Les &#233;ditions de minuit 1991, p.39.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 Remarquons que pour pr&#233;senter le plan d'immanence, G. Deleuze a recours au visage en gros plan. (&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;. pp.38 &#224; 59)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;. p.45.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 R.Barthes, &lt;i&gt;Le&#231;on&lt;/i&gt;, Seuil 1978, p.12 et 13.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 R.Barthes, &lt;i&gt;Le Neutre&lt;/i&gt;, Seuil-IMEC 2002, p.31.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 R.Barthes, &lt;i&gt;L'empire des signes,&lt;/i&gt; Skira-Flammarion 1970, p.101. Plus haut, dans le m&#234;me texte, Roland Barthes pr&#233;cise : &#171; Dans le &lt;i&gt;ha&#239;ku&lt;/i&gt;, c'est /../l'&#233;v&#233;nement proprement dit qui pr&#233;domine. &#187; (p.100).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 Le &lt;i&gt;ha&#239;ku&lt;/i&gt;, po&#232;me d'origine japonaise, est un tercet de 17 syllabes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 R.Barthes,&lt;i&gt; L'empire des signes&lt;/i&gt;, op. cit., p.97.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 Voir G.Deleuze, &lt;i&gt;Logique du sens&lt;/i&gt;, op. cit., p.161.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 R.Barthes, &lt;i&gt;Le&#231;on&lt;/i&gt;, op. cit., p.28.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; ___________________&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici les autres formulations &#233;gren&#233;es par Roland Barthes dans ses &#233;crits :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; /../Aujourd'hui sort d'hier, Robbe-Grillet est d&#233;j&#224; dans Flaubert, Sollers dans Rabelais, tout Nicolas de Sta&#235;l dans deux centim&#232;tres carr&#233;s de C&#233;zanne. &#187; (&lt;i&gt;&#338;uvres Compl&#232;tes, Tome IV&lt;/i&gt;, Seuil 2002, p.230.) (1&#232;re &#233;dition in &lt;i&gt;Le plaisir du texte&lt;/i&gt;, Seuil 1973.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; /../Ainsi dit-on que tout Nicolas de Sta&#235;l sort de quelques centim&#232;tres carr&#233;s de C&#233;zanne, &#224; supposer qu'on les agrandisse : le sens d&#233;pend du niveau de perception. &#187; (&lt;i&gt;&#338;uvres Compl&#232;tes, Tome IV,&lt;/i&gt; Seuil 2002, p.968.) (1&#232;re &#233;dition in, &lt;i&gt;All except you. Saul Steinberg&lt;/i&gt; Editions d'art Rep&#232;res, Galerie Maeght 1983.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; /../Agrandir 5 cm2 de C&#233;zanne, c'est en quelque sorte &#8216;&#8216;d&#233;boucher'' sur une toile de Nicolas de Sta&#235;l. &#187; (&lt;i&gt;&#338;uvres Compl&#232;tes, Tome V&lt;/i&gt;, Seuil 2002, p.505.) (1&#232;re &#233;dition in &lt;i&gt;Arcimboldo&lt;/i&gt;, &#233;ditions F.M. Ricci, Parme-Paris 1978.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; /../Tout Nicolas de Sta&#235;l, dit-on, est sorti d'un centim&#232;tre carr&#233; de C&#233;zanne. &#187; (&lt;i&gt;&#338;uvres Compl&#232;tes, Tome V&lt;/i&gt;, Seuil 2002, p.652-653.) (1&#232;re &#233;dition in &lt;i&gt;Chroniques&lt;/i&gt;, Le nouvel observateur, mars 1979.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; /../Rappelons nous qu'on a pu dire que tout Nicolas de Sta&#235;l &#233;tait sorti de 5 cm2 de C&#233;zanne. &#187; (&lt;i&gt;&#338;uvres Compl&#232;tes, Tome V&lt;/i&gt;, Seuil 2002, p.895.) (1&#232;re &#233;dition in &lt;i&gt;Sud&lt;/i&gt; n&#176;31, fev.1980, repris comme pr&#233;face &#224; &lt;i&gt;L.Clergue, le langage des sables&lt;/i&gt;, AGEP 1980.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
