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	<title>Ici et ailleurs</title>
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	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
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		<title>Ici et ailleurs</title>
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		<title>Sexualit&#233; et pouvoir - Carnet de bord</title>
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		<dc:date>2019-01-16T11:24:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Estelle Chauvey, Judith Soria</dc:creator>



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&lt;p&gt;D'aucuns ont entendu parler de ce groupe de pseudo-pl&#233;b&#233;iens qui se r&#233;unissait trois fois par an, dans une contr&#233;e lointaine, dans une grande b&#226;tisse appel&#233;e&#171; Le Closet &#187; au c&#339;ur d'un petit village nomm&#233; Fertans. L&#224; s'y d&#233;rouleraient d'obscures conf&#233;rences autour de sujets tendancieux au cours desquelles de multiples intervenants viendraient aiguiser l'app&#233;tit intellectuel des participants, entrecoup&#233;s de bacchanales aiguisant un autre genre d'app&#233;tit. Les honn&#234;tes gens tentent de se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=31" rel="directory"&gt;&#034;Voyons o&#249; la philo m&#232;ne&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'aucuns ont entendu parler de ce groupe de pseudo-pl&#233;b&#233;iens qui se r&#233;unissait trois fois par an, dans une contr&#233;e lointaine, dans une grande b&#226;tisse appel&#233;e&#171; Le Closet &#187; au c&#339;ur d'un petit village nomm&#233; Fertans. L&#224; s'y d&#233;rouleraient d'obscures conf&#233;rences autour de sujets tendancieux au cours desquelles de multiples intervenants viendraient aiguiser l'app&#233;tit intellectuel des participants, entrecoup&#233;s de bacchanales aiguisant un autre genre d'app&#233;tit. Les honn&#234;tes gens tentent de se rassurer en ne pr&#234;tant nulle foi &#224; ces racontars. Et pourtant, vos serviteuses peuvent t&#233;moigner de la bonne humeur, la joie de se retrouver et de se laisser envo&#251;ter par l'esprit de la pl&#232;be. C'est un de ces week-ends que nous allons vous conter si vous nous pr&#234;tez l'oreille&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait la fin du mois d'octobre et le temps &#233;tait d&#233;j&#224; un peu froid en moyenne montagne lorsque les premi&#232;res voitures arriv&#232;rent sur place. Des beaux et grands parisiens nomm&#233;s Marco, Adam, Orgest, Judith ainsi que de plus petits qu'on appelle &#201;mile et Suzanne prirent possession des lieux. Rapidement arriv&#232;rent d'encore plus grands Bysontins, Philippe et Estelle, accompagn&#233;s d'un plus petit ayant nom F&#233;lix. Ces derniers &#233;taient lest&#233;s de Joachim qu'ils &#233;taient pass&#233;s chercher &#224; la gare. Ces quatre-l&#224; furent accueillis par une danse magique pour le moins envo&#251;tante ex&#233;cut&#233;e par Judith et Adam&#8230;l&#224; vous nous excuserez de ne pouvoir en dire plus&#8230;Apr&#232;s le rangement des vivres et la rapide r&#233;partition des chambr&#233;es, Marco sortit l'&#233;lixir salvateur, une excellente bouteille de Whisky !!! Nous disons salvateur car il est vrai que l'un des premiers rituels de ces pseudo-pl&#233;b&#233;iens consiste &#224; prendre l'ap&#233;ro&#8230; Or ce jour-l&#224; Claude et S&#233;verine charg&#233;s du vin comme &#224; leur habitude allaient, pour des raisons professionnelles (selon la version officielle&#8230;) arriver un peu plus tard. Tr&#232;s rapidement les esprits furent &#233;chauff&#233;s tant par le doux &#233;lixir que par le th&#232;me du week-end qui d&#233;j&#224; faisait bouillonner les esprits et les corps. Claude et S&#233;verine arrivant, nouvelles embrassades, nouveau rangement des vivres, puis tranquillement l'ap&#233;ro fit place au repas. Les &#233;changes fusaient, passionn&#233;s, passionnants, troublants. Lorsque Joachim se vanta de ce que son pr&#233;nom signifiait &#171; Dieu se dresse &#187;, cela en laissa plus d'une songeuse et parut prometteur quant &#224; son intervention du lendemain&#8230;Les douze coups de minuit sonn&#232;rent et trois Grenoblois de noir v&#234;tus, Aude, Mathieu et Johan, sortant tout juste d'un concert nous le firent remarquer. Nous avions bascul&#233; dans le jour d'apr&#232;s&#8230; Soucieux de se reposer en vue de la journ&#233;e du lendemain, nos trois comp&#232;res all&#232;rent se coucher rapidement laissant les autres &#224; leurs vives conversations. Il f&#251;t question ce soir l&#224; de math&#233;matiques (eh oui l'apprenti pl&#233;b&#233;ien a plusieurs cordes &#224; son arc&#8230;), de caresses, de creusade, de trouage, de gratage, de trouitude&#8230; De grandes v&#233;rit&#233;s furent r&#233;v&#233;l&#233;es : ainsi apprit-on qu'&#171; Orgest en intervention pl&#233;ni&#232;re, il n'est pas Socratique &#187; (reste d'un d&#233;bat entre lui et Olivier lors d'un atelier pr&#233;c&#233;dent) ; des menaces furent prof&#233;r&#233;es : &#171; tu aimes les id&#233;es, attention ! tu les vois partout apr&#232;s &#187;. D'Orgest on apprit que &#171; sum (?) en albanais populaire veut dire cul &#187; ce &#224; quoi Philippe r&#233;pondit &#171; &#231;a s'annonce bien ! &#187;. Oui le week-end s'annon&#231;ait bien&#8230; Et ce ne f&#251;t que vers quatre du matin que les derniers r&#233;calcitrants au sommeil d&#233;pos&#232;rent les armes ainsi que quelques phrases griffonn&#233;es sur du sopalin sur la table de l'arri&#232;re cuisine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_450 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/IMG/jpg/carnet_de_bord2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/IMG/jpg/carnet_de_bord2.jpg' width='500' height='891' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_451 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/IMG/jpg/carnet_de_bord3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/IMG/jpg/carnet_de_bord3.jpg' width='500' height='891' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Samedi matin, la maisonn&#233;e e&#251;t bien du mal &#224; s'&#233;veiller, les uns sortaient laborieusement du lit, les autres se trainaient au petit-d&#233;jeuner et y trainaient et d'autres, fort heureusement plus vifs, m&#233;tamorphosaient la cuisine d'entr&#233;e en salle d'intervention. Nos pl&#233;b&#233;iens locaux, Philippe B.(paysan vilain) et Martine (fra&#238;che retrait&#233;e) &#233;tant arriv&#233;s, le caf&#233; et le th&#233; d'accueil consomm&#233;s, tout ce petit monde &#233;tait pr&#234;t &#224; se lancer corps et &#226;mes (car les deux sont n&#233;cessaires &#224; ces &#233;tranges r&#233;unions) dans cette folle journ&#233;e de pens&#233;e philosophique. Place &#233;tait faite aux interventions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Joachim Daniel Dupuis &#171; Le d&#233;sordre des sexualit&#233;s &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_452 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/IMG/jpg/carnet_de_bord4.jpg' width='460' height='460' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Joachim (Dieu se dresse toujours) se proposait, dans une intervention intitul&#233;e &#034;D&#233;sordre de la sexualit&#233;&#034;, de r&#233;fl&#233;chir &#224; ce que serait le d&#233;sordre des sexualit&#233;s, &#224; comment le pouvoir s'approprie nos corps et surtout, comment s'affranchir de cette appropriation. Il est parti de deux exemples cin&#233;matographiques, les Amazones de &lt;i&gt;Wonder Woman&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Society&lt;/i&gt;, film de Brian Yuzna sorti en 1989.&lt;br class='autobr' /&gt;
Wonder Woman est une Amazone. Si H&#233;rodote pr&#233;sente les Amazones comme un peuple barbare d'Anatolie, la culture populaire a fait des membres de cette tribu purement f&#233;minine des Grecques. Toujours est-il que ce sont des femmes fortes, des guerri&#232;res tueuses et croqueuses d'hommes. La question de la sexualit&#233; de ces femmes n'est gu&#232;re appr&#233;hend&#233;e, ne serait-ce qu'une sexualit&#233; reproductive. Dans le film &lt;i&gt;Wonder Woman&lt;/i&gt;, elles vivent sous un d&#244;me qui les isole du monde, mais celui-ci fait irruption sur l'&#238;le lorsqu'un avion am&#233;ricain de la seconde guerre mondiale s'&#233;crase sur la plage. C'est apr&#232;s cette perc&#233;e du d&#244;me que Diana devient Wonder Woman et part affronter Had&#232;s, le dieu de la guerre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Brian Witney, protagoniste de &lt;i&gt;Society&lt;/i&gt;, est un adolescent, fils de bonne famille, mais mis &#224; part des autres gar&#231;ons de sa classe sociale. Des troubles psychologiques lui provoquent des cauchemars et des hallucinations qui concernent sa famille. Le concept politique du film est r&#233;v&#233;l&#233; dans une sc&#232;ne d'orgie dont Brian est la proie. L'ensemble de la haute soci&#233;t&#233; appara&#238;t sous la forme d'un blob qui se nourrit de Brian et d'autres jeunes personnes de classes populaires. Il appara&#238;t que Brian n'est pas le fils biologique de ses parents et n'a &#233;t&#233; &#233;lev&#233; par eux que pour nourrir les app&#233;tits sexuels sadiens et anthropophages de cette soci&#233;t&#233;. La sexualit&#233; appara&#238;t alors cliv&#233;e entre domin&#233;s et dominants, entre pl&#233;b&#233;iens et patriciens et la soci&#233;t&#233; capitaliste sous la forme du blob, un amas de cellules qui croit de l'appropriation du corps &#233;trangers de ces pl&#233;b&#233;iens dans lesquels il puise son &#233;nergie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Estelle, devant aller chercher Alain, notre troisi&#232;me larron et intervenant, s'&#233;tait &#233;clips&#233;e durant la seconde partie de l'intervention de Joachim (Dieu se dresse. Encore ??). Le long du trajet direction la gare de Besan&#231;on, elle se laissa aller &#224; ses pens&#233;es, elle se rem&#233;morait les discussions tardives du vendredi soir, elle pensait &#224; ses belles amazones aux seins band&#233;s dont nous avait parl&#233; Joachim (Dieu n'en finit pas de se dresser), &#224; l'organisation du week-end en croisant les doigts pour que le four ne soit pas une fois de plus capricieux, et surtout au plaisir de pouvoir se r&#233;unir tous ainsi &#224; Fertans. Ce f&#251;t le doux sourire d'Alain sur le quai de la gare qui la sortit de ses pens&#233;es, embrassades chaleureuses et joie de se retrouver&#8230;ils &#233;chang&#232;rent sur eux, leurs amours, leurs emplois, l'&#233;trange sabbat en cours au Closet&#8230;si bien qu'ils arriv&#232;rent au g&#238;te en ayant l'impression que les 40 minutes habituelles de route n'en avaient &#233;t&#233; que 10. La porte de la b&#226;tisse pass&#233;e, ils furent envelopp&#233;s par la chaude atmosph&#232;re o&#249; rires, paroles anim&#233;es et tintements de verres se m&#234;laient. Tous ceux qui connaissent Alain lui offrirent un accueil digne d'une sommit&#233;, lui qui faisait son retour tant attendu des &#238;les lointaines. Les conversations reprirent de plus belle et s'ensuivit le repas : le d&#233;licieux couscous maison de S&#233;verine, les fromages locaux apport&#233;s par notre paysan vilain et un g&#226;teau aux amandes vegan tant attendu par notre gourmand Adam. Comme &#224; l'habitude, il fallut se discipliner un peu afin de reprendre le cours du programme sans trop de retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le d&#233;dale tortueux des langues charg&#233;es &#187; une divagante excit&#233;e de Pim Paoum&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pim Paoum entra en sc&#232;ne, de sa voix chaude et suave il annon&#231;a que pendant longtemps il n'avait pas su par quel bout prendre son intervention. Une entr&#233;e en mati&#232;re d&#233;cid&#233;ment tr&#232;s suggestive. Une entr&#233;e par la langue, une discussion autour du sexe et du pouvoir, comment se parle, s'&#233;nonce le sexe dedans et autour, quelle articulation existe entre eux que ce soit dans le domaine politique ou priv&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous embarqua dans une aventure digne des romans de Thomas Pinchon, tr&#233;pidante, sinueuse, riche de ses r&#233;f&#233;rences. Musset, en plus int&#233;ressant pr&#233;cisa-t-il, le blog &#171; Le silence qui parle &#187;, le film &#171; Under the skin &#187; de Jonathan Glazer, le livre &#171; Belle et b&#234;te &#187; de Marcela Iacub, Chamayou, Badiou, Deleuze, Pr&#233;ciado&#8230;lui-m&#234;me se laissant embarquer et disant &#224; regret qu'il allait devoir conclure avant d'avoir introduit&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait question de la notion animale du corps que nous habitons, de notre corps r&#233;el &#171; h&#233; oui les hormones &#231;a existe ! &#187;, du consentement, qui d&#233;passait bien ce grand concept &#171; qui ne dit mot consent &#187;. Du n&#233;o-lib&#233;ralisme qui a ing&#233;r&#233;, recrach&#233; le mouvement de mai 68, de ce monde marchand qui s'insinue de plus en plus dans nos vies, comment nous sommes interpell&#233;s dans notre subjectivit&#233;, dans notre langue, notre mot, comment parfois nous nous faisons nous-m&#234;mes le relais de la parole dominante. Y a-t-il encore de la politique, de la cr&#233;ativit&#233;, de la r&#233;sistance dans le sexuel ou n'est-il plus que rapport&#233; &#224; la morale ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Une intervention en mouvement qui nous a d&#233;cha&#238;n&#233;s sans nous encha&#238;ner. Ce que certains ont toutefois pu regretter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Sade malgr&#233; tout ? Une subversion toujours &#224; venir, intempestive &#187; Alain Naze&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_454 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/IMG/jpg/carnet_de_bord6.jpg' width='500' height='357' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sexualit&#233;, pouvoir normatif, souverain, r&#233;sistance, subversion, r&#233;versibilit&#233;, subordination, transgressions, lignes de fuites, normes, performances&#8230;ce f&#251;t une intervention riche et dense que nous proposa Alain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec une orientation n&#233;o-sadienne, Foucault, les Queers&#8230; il questionna et d&#233;veloppa le comment jouer avec l'actuel dispositif normatif, comment ne pas c&#233;der &#224; l'illusion que la sexualit&#233; pourrait s'extraire de toute forme de pouvoir. Il s'agissait bien l&#224; de lutter contre une politique de l'interdiction, de cr&#233;er de l'exclusion au sein d'autorisations, de ne pas se laisser normer, domestiquer dans nos vies sexuelles par un pouvoir inclusif. R&#233;sister &#224; la norme actuelle, &#224; l'inclusion sociale qui renvoie &#224; un rapport contractuel des relations, subvertir sans recr&#233;er de nouvelles normes cloisonnantes, destituer en restant bien hors du pouvoir.&lt;br class='autobr' /&gt; Il nous amena aussi &#224; interroger le consentement, la r&#233;versibilit&#233; des r&#244;les que ce soit dans les rapports h&#233;t&#233;rosexuels ou homosexuels. Dans toute relation sexuelle le pouvoir n'est pas toujours en place du dominant, il faut savoir sortir des trompe-l'&#339;il, la relation de pouvoir ne peut se r&#233;duire &#224; un simple jeu de r&#244;le, il faut tenir son r&#244;le au s&#233;rieux pour ne pas &#234;tre dans un simulacre de pouvoir. Quel type de plaisir recherche-t-on ? Si l'on prend du plaisir &#224; jouer le r&#244;le du domin&#233;, peut-on r&#233;ellement parler de pouvoir ? Et si la relation de pouvoir n'existait pas dans la relation sexuelle, y aurait-il une perte de l'&#233;rotisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Film surprise &#187; Marco Candore&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la surprise fut dure &#224; garder, tant certains s'&#233;vertuaient &#224; questionner ce pauvre Marco afin de percer le myst&#232;re ! La salle s'assombrit et les premi&#232;res images apparurent sur la toile du vid&#233;oprojecteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un homme nous comptait une histoire de voyeurisme, entour&#233; d'une petite assistance, qui tout comme nous, se d&#233;lectait de son r&#233;cit. Il &#233;tait question de voyeurs, de toilettes des dames, de d&#233;go&#251;t, de plaisir, de transgression&#8230; bref &#171; une sale histoire &#187;, c'est d'ailleurs ainsi que Jean Eustache a intitul&#233; son diptyque. Comme le fit remarquer Johan, Eustache nous embarque dans une aventure o&#249; nous vivons une inversion des r&#244;les, tout d'abord voyant le voyeur pour ensuite devenir nous-m&#234;mes les voyeurs dans la seconde version. Nous parl&#226;mes du regard du voyeur, du regard qui vole, de l'inversion des corps, du trou, du tourner autour (ce qui ne manqua pas de faire &#233;cho avec les &#233;changes du vendredi soir). On pensa &#224; Laurent de Sutter et sa th&#233;orie du trou, au film de Forbes &#171; Les femmes de Stateford &#187;, &#224; Sade qui dans son &#233;criture convoque l'ou&#239;e dans un premier temps, puis la vue dans un second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin de journ&#233;e avait sonn&#233;, il fallut relancer le feu dans la chemin&#233;e et attendre d'&#234;tre envahi par sa douce chaleur. Mais ce f&#251;t d'abord celle du blanc cass et du C&#244;te du Rh&#244;ne qui enveloppa les convives. La table f&#251;t dress&#233;e (&#224; ce qu'on dit, Dieu aussi) et le repas made by Chazal, anim&#233; par les &#233;changes de tous. Les questions suscit&#233;es par les interventions de la journ&#233;e se prolong&#232;rent, chacun parlait de ses projets, de ses engagements divers et vari&#233;s, des liens se tissaient, se consolidaient&#8230; Petit &#224; petit chacune et chacun alla se coucher, ne laissant qu'une poign&#233;e d'irr&#233;ductibles pseudo-pl&#233;b&#233;iens (ils se reconnaitront d'eux-m&#234;mes) qui, une fois n'est pas coutume se laiss&#232;rent aller &#224; pousser la chansonnette jusqu'&#224; l'aurore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lendemain, il y e&#251;t l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'association, puis un rapide repas avant de remettre de l'ordre dans le d&#233;sordre et peut-&#234;tre du d&#233;sordre dans l'ordre. Le dernier coup de serpill&#232;re donn&#233;, les derniers bagages charg&#233;s, la derni&#232;re cigarette fum&#233;e&#8230;La porte du Closet se refermait jusqu'&#224; la prochaine fois qui doit avoir lieu dans cent ans (le seize f&#233;vrier MMXIX, oui) laissant partir chacun ivre de souvenirs. Et ne v&#233;curent-ils pas philosophiquement et n'eurent-ils pas tant et tant d'ateliers pl&#233;b&#233;iens&#8230; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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