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	<title>Ici et ailleurs</title>
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	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
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		<title>Ici et ailleurs</title>
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		<title>Hey, give me a break, will you !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Louiset Berthomieux</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; Nous avons tous une petite id&#233;e derri&#232;re la t&#234;te, tous sans exception ; cette id&#233;e-l&#224;, nous la connaissons mal nous-m&#234;mes, elle est comme un veau mort-n&#233;, un f&#339;tus, un poulet &#224; ses d&#233;buts dans l'oeuf &#187;. Pierre Mac Orlan, Quai des Brumes (1927) &lt;br class='autobr' /&gt;
1- Nombre de croyances politiques sont comme des goitres c&#233;r&#233;braux. Elles entra&#238;nent &#224; des all&#233;geances qui, subrepticement, transforment des gens normaux en criminels. Nous en avons en ce moment un sinistre et &#233;clatant exemple sous les yeux. Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=55" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons tous une petite id&#233;e derri&#232;re la t&#234;te, tous sans exception ; cette id&#233;e-l&#224;, nous la connaissons mal nous-m&#234;mes, elle est comme un veau mort-n&#233;, un f&#339;tus, un poulet &#224; ses d&#233;buts dans l'oeuf &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Mac Orlan, &lt;i&gt;Quai des Brumes&lt;/i&gt; (1927)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Nombre de croyances politiques sont comme des goitres c&#233;r&#233;braux. Elles entra&#238;nent &#224; des all&#233;geances qui, subrepticement, transforment des &lt;i&gt;gens normaux&lt;/i&gt; en criminels. Nous en avons en ce moment un sinistre et &#233;clatant exemple sous les yeux. Le goitre, traditionnellement, s'associe au cr&#233;tinisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Le pr&#233;jug&#233; ethnocratique se transmet comme la patate chaude &#8211; on passe sans transition de l'abjection du &#171; une vie juive ne vaut rien aupr&#232;s d'une vie aryenne &#187; &#224; l'infamie du &#171; une vie palestinienne ne vaut rien aupr&#232;s d'une vie juive (isra&#233;lienne) &#187;. Le Malin est mort de rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- En Isra&#235;lPalestine, la solution des deux Etats s&#233;par&#233;s ne serait valable qu'en application du principe suivant : d'un c&#244;t&#233;, on met les supr&#233;macistes incurables, les bleu-blanc-brun ind&#233;crottables, les &lt;i&gt;replicants&lt;/i&gt; facho-sionistes, et de l'autre les &lt;i&gt;real humans&lt;/i&gt; de toutes couleurs et confessions &#8211; et on construit entre les deux un mur de quinze m&#232;tres de haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- L'Eglise catholique qui associait le m&#233;tier de com&#233;dien &#224; l'immoralit&#233; et la d&#233;bauche, qui les bannissait des cimeti&#232;res chr&#233;tiens avait ses raisons, ce qui ne veut pas dire qu'elle avait raison de le faire. Les acteurs sont, avec toute leur diversit&#233;, une esp&#232;ce assez particuli&#232;re, ce ne sont pas des gens ordinaires. Ce que l'Eglise percevait comme leur naturel licencieux rel&#232;ve en v&#233;rit&#233; de la combinaison d'un mode de vie (&#171; gens de la balle &#187;) et d'une sensibilit&#233;. Ce n'est pas pour rien que les acteurs, de cin&#233;ma notamment, ont, bien plus souvent que la moyenne, des existences, disons, plut&#244;t d&#233;-rang&#233;es que l'inverse, turbulentes, fantasques &#8211; carr&#233;ment chaotiques, tournant au sordide, s'achevant en trag&#233;die, parfois. Les com&#233;diens sont port&#233;s aux frasques, aux exc&#232;s, aux conduites &#224; risques, comme on dit, une certaine d&#233;mesure est souvent leur &#233;l&#233;ment. Ceux.celles qui exercent ce m&#233;tier (qui n'en est pas tout &#224; fait un, au sens ordinaire du terme) en bon.ne.s p&#232;res (m&#232;res) de famille ou en fonctionnaires du spectacle sont g&#233;n&#233;ralement cantonn&#233;.e.s dans les r&#244;les convenus ou secondaires &#8211; et pas seulement &#224; Hollywood. Le g&#233;nie (et m&#234;me le talent) de l'acteur.trice ne va pas sans un grain de folie. D'o&#249; leur fr&#233;quente association &#224; des scandales et faits divers &#233;clatants ou scabreux de toutes sortes, notamment d'esp&#232;ce sexuelle, extra-maritale et autres &#171; affaires de m&#339;urs &#187;, comme on dit. Manifestement, ce trait d'outrance, d'immaturit&#233; ou d'irresponsabilit&#233; tend &#224; d&#233;border sur d'autres membres de la corporation &#8211; les r&#233;alisateurs et autres metteurs en sc&#232;ne, entre autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, au c&#339;ur de ce glacial hiver des passions qui s'&#233;ternise, on nous r&#233;clame des acteurs et des actrices, mais surtout des acteurs, &lt;i&gt;qui se tiennent sages comme des images&lt;/i&gt;. C'est trop demander. Si vous les amputez de leur dinguerie, pas toujours sympathique, il est vrai, il ne nous restera que des Sophie Marceau, des Vincent Lindon, des Diane Kurys et des St&#233;phane Briz&#233; &#8211; Bonjour les films ! Et bonne nuit, les petits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5- Pendant la Seconde guerre mondiale, les acteurs d'Hollywood qui n'&#233;taient pas en &#233;tat de combattre, et des actrices volontaires, &#233;taient mobilis&#233;s pour aller divertir les troupes, leur soutenir le moral en leur pr&#233;sentant des spectacles tant r&#233;cr&#233;atifs que patriotiques. Le &lt;i&gt;sionisme de l'arri&#232;re&lt;/i&gt; remplit, &#224; l'heure de l'&lt;i&gt;oradourisation en grand&lt;/i&gt; de la bande de Gaza, la m&#234;me fonction. Les paillettes en moins, quand m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6- On est pass&#233; progressivement, &#224; la t&#233;l&#233;, du temps des rassurants et dociles fonctionnaires de la v&#233;rit&#233; (du pouvoir) &#224; celui des impr&#233;cateurs vitup&#233;rants, l'&#233;cume aux dents. &#171; Provocateur &#187; est devenu, dans la bouche des membres de la caste dirigeante, le plus admiratif des compliments. Il doit y avoir comme un trait d'&#233;poque dans ce grand bond en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7- Ils disent &#8211; ils &#233;crivent, m&#234;me : l'arm&#233;e isra&#233;lienne d&#233;truit tout &#224; Gaza, h&#244;pitaux, universit&#233;s, monuments historiques, b&#226;timents religieux, sans parler de l'habitat et des infrastructures urbaines, tout, absolument tout... Et puis... rien : la d&#233;ploration est leur religion, aller aux cons&#233;quences, m&#234;me les plus &#233;l&#233;mentaires, les plus &#233;videntes, ils en sont rigoureusement incapables &#8211; &#224; moins qu'ils ne se l'interdisent, tout aussi rigoureusement. C'est une maladie de l'entendement, tout particuli&#232;rement virulente parmi les &#233;lites &#8211; les gens de l'Etat, des m&#233;dias, le monde universitaire... infiniment rares sont ceux qui &#233;chappent &#224; cette panne g&#233;n&#233;ralis&#233;e, cette incapacit&#233; d'encha&#238;ner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8- Un des pires n&#233;ologismes du jargon nazi, rel&#232;ve Victor Klemperer dans &lt;i&gt;LTI, la langue du III&#232;me Reich&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;coventrieren&lt;/i&gt;, un verbe signifiant : r&#233;duire &#224; l'&#233;tat de ruines, comme le fit l'aviation allemande de la ville de Coventry pendant le &lt;i&gt;Blitz&lt;/i&gt; (la &#171; Bataille d'Angleterre &#187;, septembre 1940-mai 1941). Comment traduit-on &lt;i&gt;coventrieren&lt;/i&gt; en h&#233;breu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9- &#8211; Je suis all&#233; chercher une tarte &#224; la rue Barbe...&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211;	Ah non, pas &#224; la rhubarbe, j'ai horreur de &#231;a !&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211;	Mais non, pas &#224; la rhubarbe, rue Barbe, c'est l&#224; que se trouve le meilleur p&#226;tissier de la ville...&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211;	Ah bon ! Mais une tarte &#224; quoi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211;	Quelle importance ? Une tarte de la rue Barbe, pas &#224; la rhubarbe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10- Pourquoi faudrait-il que les opprim&#233;s se montrent en tout &lt;i&gt;meilleurs&lt;/i&gt; que leurs oppresseurs ? N'est-il pas in&#233;vitable que l'oppression, qui ne d&#233;sarme jamais, ne lamine et corrompe &lt;i&gt;moralement, aussi&lt;/i&gt; ? Et qu'attendons-nous au juste des opprim&#233;s &#8211; qu'ils luttent et d&#233;sarment l'oppression ou qu'ils exhibent leur impeccable moralit&#233; ? Le premier des dons, irrempla&#231;able, qu'ils nous font, n'est-il pas leur &lt;i&gt;lutte m&#234;me&lt;/i&gt; qui fait sauter les verrous de l' &#171; intol&#233;rable &#187; (Foucault) institu&#233; ? Conduire cette lutte, poursuivre avec l'&#233;nergie du d&#233;sespoir leur r&#233;sistance infinie &#224; leurs oppresseurs sur un mode tant soit peu &lt;i&gt;ensauvag&#233;&lt;/i&gt;, n'est-ce pas &lt;i&gt;le moins&lt;/i&gt; qu'ils doivent &#224; l'engeance, elle, qui ne leur a &lt;i&gt;jamais&lt;/i&gt; fait de cadeaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11- Les gens qui partent de tr&#232;s bonne heure au boulot avancent d'une d&#233;marche contrainte et la t&#234;te baiss&#233;e, comme s'ils avaient honte de leur esclavage. Et pourtant, ce sont bien eux, et pas les autres, les h&#233;ros de l'infraordinaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12- Pour une machine &#224; laver ordinaire, voyez chez Darty. Pour une machine &#224; laver le linge sale en famille, regardez plut&#244;t chez Dirty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13- Connaissez-vous les guides du Broutard ? Destin&#233;s aux veaux de l'ann&#233;e, ils leur indiquent, r&#233;gion par les r&#233;gion, les meilleurs abattoirs &#8211; de une (&#224; proscrire) &#224; cinq &#233;toiles (fortement recommand&#233;). Avec tout plein de &lt;i&gt;tips&lt;/i&gt; pour les broutards d&#233;brouillards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14- J'essaie de me mettre dans la peau de ceux.celles qui ont profit&#233; de leur entregent pour pousser leur cri primal (leur hurlement de b&#234;te bless&#233;e, si vous voulez) d&#232;s le lendemain du raid du Hamas en territoire isra&#233;lien, dans les journaux, &#224; la radio, sur les plateaux de t&#233;l&#233;, les r&#233;seaux sociaux, etc. &#8211; et puis depuis, plus rien, pas un mot, disparus de la circulation. J'essaie, &lt;i&gt;I try hard, I do my best&lt;/i&gt; &#8211; mais non, d&#233;cid&#233;ment, je n'y arrive pas. Je ne parviens pas &#224; comprendre comment &#231;a marche, ces m&#233;caniques humaines-l&#224;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15- &lt;strong&gt;Du maniement des particules&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne doit jamais prononcer la particule &#171; de &#187; lorsqu'on cite un nom de famille aristocratique sans le pr&#233;nom. Ainsi, on ne dit pas les &#171; de Vilmorin &#187; mais les &#171; Vilmorin &#187;. Comme toute r&#232;gle, elle comporte des exceptions : quand la particule est un &#171; d' &#187;, on l'&#233;nonce. Comme pour les &#171; d'Aboville &#187; (et non pas les &#171; Aboville &#187;. M&#234;me chose pour les particules &#171; du &#187; et &#171; des &#187;. On dira les &#171; du Fayet &#187; ou les &#171; des Rivi&#232;res &#187;. On garde le &#171; de &#187; lorsque le nom de famille ne comporte qu'une syllabe, comme pour les &#171; de Lattre &#187;. Compliqu&#233; ? Non, pas vraiment. Il suffit juste de le savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence Caracalla, &lt;i&gt;100 bonnes &amp; mauvaises mani&#232;res &#224; conna&#238;tre dans la vie &#8211; le guide du bien &#233;lev&#233;&lt;/i&gt;, Ed. Le Figaro, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16- &lt;i&gt;Cacafado&lt;/i&gt;,&lt;i&gt;scatofado&lt;/i&gt; : &#171; (&#8230;) Mon plus grand souvenir, en mati&#232;re de chanson, et m&#234;me l'une des plus fortes &#233;motions esth&#233;tiques de ma vie, je l'ai ressentie vers vingt ans, dans les toilettes d'un camping au Portugal : j'&#233;tais aux toilettes, donc, et soudain, dans cette odeur d'urine et de javel, une femme de m&#233;nage (je ne la verrai qu'en sortant : elle lavait le sol, v&#234;tue de noir, sans &#226;ge, les jambes &#233;tonnamment poilues...) s'est mise &#224; chanter : le fado &#233;ternel &#233;tait l&#224;, la souffrance &#233;ternelle, la beaut&#233; &#233;ternelle &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Andr&#233; Comte-Sponville, &lt;i&gt;L'amour, la solitude&lt;/i&gt;, Paroles d'Aube, 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17- Ce qui s'associe &#224; l'horreur et l'infamie nous frappe souvent de stupeur et de mutisme. Mais ce peut &#234;tre &lt;i&gt;au contraire&lt;/i&gt; ce qui nous donne la force et le courage de dire ce que nous n'avions pas encore su dire jusqu'alors &#8211; GAZA.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, ce qui permet d'aller plus loin ne se s&#233;pare pas de ce qui &lt;i&gt;endurcit&lt;/i&gt; &#8211; pour le meilleur, comme pour le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18- &lt;i&gt;Un horrible cauchemar (suite &#224; une apn&#233;e du sommeil XXL)&lt;/i&gt; : je sors mon chien un peu apr&#232;s minuit et, au coin de l'avenue Thiers et de la rue Amiral Courbet, je tombe sur une bande de noceurs avin&#233;s (plus tard identifi&#233;s par la Gendarmerie nationale comme les d&#233;nomm&#233;s Alain N., C&#233;dric C., Luca S., Orgest A. et Jean-Louis T. &#8211; pas une seule femme parmi eux, notons-le au passage) en train de tenter de mettre le feu &#224; la bo&#238;te &#224; livres install&#233;e juste devant le salon de beaut&#233;. Il s'escriment &#224; enflammer un &#233;pais dictionnaire n&#233;erlandais-fran&#231;ais-fran&#231;ais-n&#233;erlandais, &#224; l'aide d'un Zippo dont ils ont allong&#233; la flamme au maximum. Comme je m'approche pour tenter de les calmer, ils m'invectivent grossi&#232;rement. Mon chien se met &#224; gronder, en position d'attaque (c'est un beauceron arlequin de belle taille). Les &#233;clats de voix des pochards ont attir&#233; sur son balcon un habitant de l'immeuble voisin ; il parle d'un ton anim&#233; dans son portable &#8211; &#224; la police sans doute. Le dictionnaire s'enflamme, sous les hourras des f&#234;tards. Mon chien s'&#233;lance vers eux. Je me r&#233;veille en sueur, le souffle court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19- J'ai beau m'adresser force remontrances, je n'arrive pas &#224; me faire &#224; l'id&#233;e que des titres de m&#234;me taille et des articles de m&#234;me volume pour trois baisers vol&#233;s lors d'un casting (chez nous) et un h&#244;pital r&#233;duit en ruines au moyen de missiles et de tanks (chez les autres), cela rel&#232;ve d'un traitement &#233;quitable, d&#233;cent et judicieux de l'actualit&#233;. Je dois &#234;tre trop vieux, compl&#232;tement &#224; la ramasse &#8211; qu'est-ce qu'ils attendent pour voter la loi sur l'aide &#224; mourir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20- Le dernier papillon a pris son envol dans un bruissement d'ailes infime, emport&#233; par le souffle empoisonn&#233; du m&#233;ga-accident industriel. Il oscille au gr&#233; du vent avant de s'abattre, frip&#233;/flapi, sur le sol pollu&#233; de la friche. C'&#233;tait, donc, le dernier des papillons. Son nom : Vulcain. Il n'&#233;tait pas rare sous nos latitudes, nagu&#232;re, le vulcain &#8211; mais il avait de la gueule, quand m&#234;me, avec ses bigarrures sur les ailes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Louiset Berthomieux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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