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	<title>Ici et ailleurs</title>
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	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
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		<title>Ici et ailleurs</title>
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		<title>La peine de mort n'a jamais &#233;t&#233; abolie</title>
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		<dc:date>2024-05-28T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mathilde Zona</dc:creator>



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&lt;p&gt;C'est un sc&#233;nario d&#233;sormais classique : un type &#233;quip&#233; d'un couteau et d'un objet m&#233;tallique fait face &#224; la police, surpris, nous dit-on, en train de tenter d'incendier une synagogue, &#224; Rouen. Il est sur le toit du b&#226;timent et a jet&#233; &#224; l'int&#233;rieur un engin incendiaire. Les policiers lui font face et l'un d'entre eux, un jeunot, un stagiaire, le neutralise, c'est-&#224;-dire, dans le langage d'aujourd'hui : le tue en lui tirant dans les parties vitales du corps (comme on lui a assur&#233;ment enseign&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un sc&#233;nario d&#233;sormais classique : un type &#233;quip&#233; d'un couteau et d'un objet m&#233;tallique fait face &#224; la police, surpris, nous dit-on, en train de tenter d'incendier une synagogue, &#224; Rouen. Il est sur le toit du b&#226;timent et a jet&#233; &#224; l'int&#233;rieur un engin incendiaire. Les policiers lui font face et l'un d'entre eux, un jeunot, un stagiaire, le neutralise, c'est-&#224;-dire, dans le langage d'aujourd'hui : le tue en lui tirant dans les parties vitales du corps (comme on lui a assur&#233;ment enseign&#233; &#224; le faire dans l'&#233;cole o&#249; il a appris son m&#233;tier) un nombre suffisant de projectiles (quatre) pour ne lui laisser aucune chance de survie. En principe, le verbe &#171; neutraliser &#187; veut dire mettre hors d'&#233;tat de nuire, ce qui n'est pas synonyme de tuer &#8211; une balle dans l'&#233;paule ou dans la jambe peut y suffire largement. Mais non : dans ce contexte, celui de la &#171; lutte contre le terrorisme &#187;, le moins que l'on puisse faire en vue d'apporter les satisfactions attendues aux &#233;lites politiques et &#224; l'opinion conditionn&#233;e, c'est de leur offrir en p&#226;ture un cadavre cribl&#233; de balles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mode op&#233;ratoire emprunt&#233; par le &#171; terroriste &#187; dans ce genre de circonstances indique suffisamment qu'il s'agit d'un type qui ne tourne pas rond. Ici, un sans-papiers alg&#233;rien qui s'est vu refuser par la pr&#233;fecture le statut d' &#171; &#233;tranger malade &#187;. Pour se lancer, arm&#233; d'un couteau de cuisine et d'un morceau de ferraille, &#224; l'assaut d'une &#233;quipe de flics pourvus de tout leur attirail r&#233;glementaire et &#233;quip&#233;s de gilets pare-balles, il faut &#234;tre, pour le moins, passablement suicidaire ou perturb&#233; &#8211; en proie, g&#233;n&#233;ralement &#224; un solide d&#233;lire. On imagine ici ais&#233;ment le sc&#233;nario &#8211; une existence &#224; la d&#233;rive, solitaire, sans ressources, sans perspective, violemment impact&#233;e pour d'&#233;videntes raisons par le g&#233;nocide en cours &#224; Gaza. Mais qu'importent ces d&#233;tails : la police n'est pas l&#224; pour soigner les malades mentaux qui r&#244;dent autour des synagogues, elle est l&#224; pour tirer &#224; vue sur les terroristes &#8211; et les &#171; neutraliser &#187;. On n'est pas l&#224; pour faire du contrechamp (s'astreindre &#224; voir la sc&#232;ne par les yeux de l'autre, aussi atteint soit-il) &#8211; lorsqu'il s'agit d'un moment sur lequel on peut coller les mots &#171; terrorisme &#187;, &#171; terroriste &#187;, on n'est pas regardant, on prend tout ; et peu importe que dans ces tableaux les malades mentaux soient en surnombre. Le plus fou d'entre eux, le psychotique le plus d&#233;lirant sera toujours assez bon pour endosser le r&#244;le d'un de ces ennemis de l'humanit&#233; qui permettent aux marchands de discours s&#233;curitaires et x&#233;nophobes de briller de tous leurs feux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Post factum&lt;/i&gt; (c'est devenu une sorte de rite macabre), le ministre de l'Int&#233;rieur f&#233;licite le tireur et ses coll&#232;gues pour leur &#171; r&#233;activit&#233; et leur courage &#187; &#8211; c'est vrai qu'il en faut pour plomber un dingue brandissant d'une main une grosse m&#232;che m&#233;tallique et de l'autre un couteau de cuisine &#8211; cela vaut bien la m&#233;daille d&#233;j&#224; annonc&#233;e. Dans la foul&#233;e, Elie Korchia, pr&#233;sident du Consistoire central, d&#233;clare : &#171; Nous sommes soulag&#233;s de voir avec quelle rapidit&#233; et efficacit&#233; les forces de l'ordre sont intervenues gr&#226;ce aux mesures de s&#233;curisation mises en place ces derniers temps &#187;. Et le pr&#233;sident du CRIF de rench&#233;rir, &#233;voquant &#171; un climat de terreur parmi les Juifs &#187;. S'il en faut plus qu'une hirondelle pour faire le printemps, un d&#233;s&#233;quilibr&#233; arm&#233; d'un couteau suffit en revanche &#224; faire un pogrom tout entier et un tel carnage virtuel &#224; terroriser les Juifs de France &#8211; juste une affaire de &lt;i&gt;storytelling&lt;/i&gt;... En tout cas, voil&#224; des gens qui pensent et parlent en communion d'esprit avec Netanyahou et Gallant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &lt;i&gt;cris d'all&#233;gresse&lt;/i&gt; qui saluent l'ex&#233;cution de l'hallucin&#233; en transe sur le toit de la synagogue, tout cela d&#233;gage une forte odeur de fascisme. Vieille histoire. Il est arriv&#233;, nagu&#232;re, que l'on appelle &#231;a &lt;i&gt;les f&#234;tes sauvages de la d&#233;mocratie&lt;/i&gt;. Mais aussi bien, on pourrait dire : &lt;i&gt;de l'abattage rituel r&#233;publicain&lt;/i&gt; &#8211; puisqu'il semblerait que le nom de la R&#233;publique doive &#234;tre m&#234;l&#233; &#224; &#231;a...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police fran&#231;aise est g&#233;n&#233;ralement &#233;quip&#233;e de pistolets automatiques de fabrication germano-helv&#233;tique Sig Sauer, arme de cat&#233;gorie B1. Cette arme de poing tire des balles du calibre de 9 mm. Elle peut tirer 30 coups en une minute, la vitesse de la balle &#233;tant de 350m/seconde et la port&#233;e de trente m&#232;tres.&lt;br class='autobr' /&gt;
On comprendra que, dans ces conditions, les policiers se soient sentis expos&#233;s &#224; un danger mortel lorsqu'ils se sont retrouv&#233;s face &#224; l'&#233;nergum&#232;ne lourdement arm&#233;. Et qu'ils l'aient allum&#233; en cons&#233;quence, comme au stand de tir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mathilde Zona&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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