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	<title>Ici et ailleurs</title>
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	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
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		<title>Ici et ailleurs</title>
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		<title>s&#233;minaire &#171; Philosophie, politique et cin&#233;ma &#187;</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=169</link>
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		<dc:date>2011-10-13T19:44:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;mardi 11 octobre, de 10h &#224; 13h, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la MSH Paris Nord, nous commen&#231;ons le s&#233;minaire &#171; Philosophie, politique et cin&#233;ma &#187;, anim&#233; par Jean-Louis D&#233;otte, Adolfo Vera et Roman Dominguez, sous les auspices du d&#233;partement de philosophie de Paris 8. Dans cette premi&#232;re s&#233;ance, Jean Louis D&#233;otte (PR Paris 8) interviendra au sujet des approches de Benjamin et Kracauer sur le cin&#233;ma. Vous trouverez ci-jointe la pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale et une bibliographie conseill&#233;e. Suivi et validation pour le master : (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;mardi 11 octobre, de 10h &#224; 13h,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; la &lt;strong&gt;MSH Paris Nord&lt;/strong&gt;, nous commen&#231;ons le s&#233;minaire &#171; Philosophie, politique et cin&#233;ma &#187;, anim&#233; par Jean-Louis D&#233;otte, Adolfo Vera et Roman Dominguez, sous les auspices du d&#233;partement de philosophie de Paris 8.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette premi&#232;re s&#233;ance, Jean Louis D&#233;otte (PR Paris 8) interviendra au sujet des approches de Benjamin et Kracauer sur le cin&#233;ma.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous trouverez ci-jointe la pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale et une bibliographie conseill&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Suivi et validation pour le master : semestrielle&lt;br class='autobr' /&gt;
Ci-dessous le calendrier des s&#233;ances pour le premier semestre (Toujours &#224; la MSH Paris Nord, de 10h &#224; 13h) :&lt;br class='autobr' /&gt;
2011 : 11, 18 et 25 octobre, 8, 15 et 29 novembre, 6 et 13 d&#233;cembre&lt;br class='autobr' /&gt;
2012 : 3 et 10 janvier&lt;br class='autobr' /&gt;
Cordialement,&lt;br class='autobr' /&gt;
Roman Dominguez et Adolfo Vera,&lt;br class='autobr' /&gt;
Coordonnateurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se rendre &#224; la MSH Paris Nord&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint-Denis&lt;br class='autobr' /&gt;
Plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 4 rue de la Croix Faron, appelez la Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord par l'interphone. Appuyez sur les fl&#232;ches jusqu'&#224; ce qu'apparaisse le nom de la MSH Paris Nord et sonnez. Une personne de l'accueil vous ouvrira. Montez au 1er &#233;tage, prenez le patio et entrez dans le &#034;Hall Nord&#034;. Montez au 2e &#233;tage. Des fl&#232;ches vous permettent de trouver rapidement la MSH Paris Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philosophie, politique et cin&#233;ma&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;minaire par Jean-Louis D&#233;otte, Adolfo Vera et Roman Dominguez Ann&#233;e&lt;/strong&gt; 2011-2012, premier semestre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;De Ranci&#232;re &#224; Badiou, de Didi-Huberman &#224; Jean-Luc Nancy, de Stanley Cavell &#224; Slavoj &#381;i&#382;ek&lt;/strong&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
Il semblerait que chaque philosophe ait son mot &#224; dire sur le cin&#233;ma. Tout se passe comme si le cin&#233;ma, par-del&#224; les modes intellectuelles, &#233;tait d&#233;sormais le lieu, la kh&#244;ra ou la surface privil&#233;gi&#233;e pour comprendre, lire et esquisser les signes de notre temps. Comme si le philosophe devrait passer au moins une fois par le crible de l'image en mouvement pour devenir contemporain.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cet &#233;gard, il ne suffit pas de dire que le cin&#233;ma met en lumi&#232;re les vieux probl&#232;mes philosophiques, par exemple la Caverne de Platon, le sublime kantien, ou encore le meurtre originel, comme si l'image pouvait rendre compte de la pens&#233;e sans changer la nature de la pens&#233;e elle-m&#234;me et de ses probl&#232;mes. Nous pensons que le probl&#232;me de l'&#233;poque n'est plus, comme pour le XX&#232;me si&#232;cle, le langage, en tant que syst&#232;me de signes ind&#233;pendant d'une surface technique, mais justement le gouffre qui se dessine entre le langage, voire le logos, et la technique, c'est-&#224;-dire la techno-logie, dans l'image en mouvement. Nous croyons que ce gouffre, cet abyme ou &#233;cart, n'est rien d'autre que le temps. Mais l&#224; encore faut-il designer de quel temps s'agit-il, et comment ce temps abrite et parfois refoule les questions de l'&#233;poque : le t&#233;moin, la violence, la communaut&#233; ou la disparition de celle-ci, c'est-&#224;-dire la politique elle-m&#234;me. C'est parce que les techniques du cin&#233;ma, suivant le mot de Tarkovski, scellent le temps, que notre approche sur le cin&#233;ma ne se restreint pas &#224; analyser les th&#233;ories sur le cin&#233;ma, si incontournables qu'elles soient, mais &#224; suivre de tr&#232;s pr&#232;s l'acte de sceller, de monter le temps,. D'o&#249; l'importance de l'analyse de l'image et du film. D'une part des &#339;uvres marquantes du cin&#233;ma (Eisenstein, Ozu, Godard, Resnais, B&#233;la Tarr, Ruiz), et d'autre part des op&#233;rations sp&#233;cifiques comme le contre-champ chez Farocki, la d&#233;formation de l'image chez Sokourov, la voix-off dans le documentaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut donc faire l'hypoth&#232;se suivante : une pens&#233;e qui s'int&#233;resse aux conflits, aux paradoxes et aux diff&#233;rends qui constituent notre &#171; &#233;poque &#187; doit n&#233;cessairement revenir au cin&#233;ma, m&#234;me si l'on peut bien assimiler que le cin&#233;ma, en tant qu'appareil &#171; analogique &#187; (et l'on sait bien que toute une d&#233;finition et une pratique de la m&#233;moire et du temps s'y jouaient), a &#233;t&#233; concurrenc&#233; par d'autres appareils (num&#233;riques) plus puissants techniquement et, peut-&#234;tre, plus performants politiquement. Cet int&#233;r&#234;t ne porte pas uniquement sur des questions g&#233;n&#233;alogiques ou arch&#233;ologiques, m&#234;me si cela justifiera encore pour longtemps les recherches autour du cin&#233;ma, cet appareil du XX&#232;me si&#232;cle. On voudrait souligner une question encore plus pressante : jusqu'&#224; quel point peut-on justifier un type d'analyse de l'appareil cin&#233;matographique qui ne se r&#233;duise pas aux exigences acad&#233;miques d'&#233;tudier un ph&#233;nom&#232;ne historique qui a chang&#233; nos modalit&#233;s de perception mais qui serait -on l'entend partout- en train d'&#234;tre d&#233;pass&#233; ? Ne faudrait-il pas aussi questionner cette notion de &#171; d&#233;passement &#187; souvent utilis&#233;e d'une fa&#231;on trop na&#239;ve ? La temporalit&#233; que le cin&#233;ma a impos&#233;e &#224; la perception, celle du montage, est aussi celle de l'anachronisme (la non-co&#239;ncidence des temporalit&#233;s particuli&#232;res), de la survivance (Warburg) ou de la spectralit&#233; (Derrida). Or, peut-on affirmer si facilement qu'on a d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; cette temporalit&#233;-l&#224; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;ances les mardis de 10h &#224; 13 h, Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord 2011 : 11, 18 et 25 octobre, 8, 15 et 29 novembre, 6 et 13 d&#233;cembre 2012 : 3 et 10 janvier&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint- Denis, 93210 Saint-Denis tel. 01 55 93 93 00 Plan sur : &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie conseill&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Benjamin, W., &#171; L'oeuvre d'art &#224; l'&#233;poque de sa reproductibilit&#233; technique &#187;, in &#338;uvres III, Paris, Gallimard, 2000. Bellour, R., Le corps du cin&#233;ma, Hypnoses, &#233;motions, animalit&#233;s, Paris, P.O.L, 2009. Ch&#226;teau, D. Cin&#233;ma et philosophie. Paris, Armand Colin, 2005. Damisch, H, Cin&#233; fil, Paris, Seuil, 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deleuze, G., Cin&#233;ma 1 L'Image-mouvement. Paris, Minuit, 1983. Cin&#233;ma 2 L'Image-temps. Paris, Minuit, 1985.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;otte, J.-L., L'&#233;poque des appareils, Paris, Lignes, 2004.&lt;br class='autobr' /&gt;
Didi-Huberman, G., Remontages du temps subi. L'Oeil de l'histoire, 2. Paris, Minuit, 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
Eisenstein, S. M, Le film : sa forme / son sens. Adapt&#233; du russe et de l'am&#233;ricain sous la direction d'Armand Panigel. Paris, Christian Bourgois &#201;diteur, 1976.&lt;br class='autobr' /&gt;
Epstein, J. &#201;crits sur le cin&#233;ma, T. 1. Paris, Seghers, Coll. &#171; Cin&#233;maclub &#187;, 1974. &#201;crits sur le cin&#233;ma, T. 2. Paris, Seghers, Coll. &#171; Cin&#233;maclub &#187;, 1975.&lt;br class='autobr' /&gt;
Farocki, H., Reconna&#238;tre et Poursuivre. Textes R&#233;unis et introduits par Christa Bl&#252;mlinger. Courbevoie, Th&#233;&#226;tre Typographique, 2002.&lt;br class='autobr' /&gt;
Godard, J.-L., Ishaghpour, Y. , Arch&#233;ologie du cin&#233;ma et m&#233;moire du si&#232;cle.	Tours, Farrago, 2000. Liandrat-Guigues, S. ; Gagnebin, M. (dirs.), L'essai et le cin&#233;ma. Seyssel (Ain), Champ Vallon. Coll. &#171; L'Or&lt;br class='autobr' /&gt;
d'Atalante &#187;, 2004. Lyotard, J.-F., &#171; L'Acin&#233;ma &#187;, in Des dispositifs pulsionnels. Paris, UGE, Coll. &#171; 10/18 &#187;, 1973.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Id&#233;e d'un film souverain &#187; in Mis&#232;re de la philosophie. Paris, Galil&#233;e, 2000. Nancy, J.-L., L'&#201;vidence du film, Abbas Kiarostami. Suivi d'Une conversation entre Jean-Luc Nancy et Abbas Kiarostami.&lt;br class='autobr' /&gt;
Conversation transcrite par Mohjdeh Famili et T&#233;r&#233;sa Faucon. Bruxelles, Yves Gevaert &#201;diteur, 2001.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ranci&#232;re, J., La fable cin&#233;matographique. Paris, Seuil, 2001. Le spectateur &#233;mancip&#233;, Paris, La Fabrique, 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;carts du cin&#233;ma, Paris, La Fabrique, 2011.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint- Denis, 93210 Saint-Denis tel. 01 55 93 93 00 Plan sur : &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;minaire Techniques du cin&#233;ma, politiques par le cin&#233;ma ? une conf&#233;rence &#224; deux voix : Une Cin&#233;matographie de la repr&#233;sentation de la repr&#233;sentation Par Magali Guiet (Pr&#233;pa HEC La Merci, Montpellier) et Jonathan Rousseau (ESMA, Montpellier)</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=140</link>
		<guid isPermaLink="true">https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=140</guid>
		<dc:date>2011-04-26T06:46:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Partant de La Direction d'acteur (1968) de Renoir et de la sc&#232;ne de direction d'acteur d'Esther Khan (2000) de Desplechin, il s'agit d'analyser comment la repr&#233;sentation de la repr&#233;sentation c&#244;toie l'ab&#238;me qui menace, parfois jusqu'au malaise, toute stabilit&#233; et toute fixation d'identit&#233;, &#224; travers le sort du com&#233;dien dans la R&#233;publique de Platon, dans le Paradoxe sur le com&#233;dien de Diderot, Le Paradoxe et la Mimesis de Lacoue-Labarthe, entre autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mercredi, 27 avril 2011, de 15h &#224; 18 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Partant de &lt;i&gt;La Direction d'acteur&lt;/i&gt; (1968) de Renoir et de la sc&#232;ne de direction d'acteur d'&lt;i&gt;Esther Khan&lt;/i&gt; (2000) de Desplechin, il s'agit d'analyser comment la repr&#233;sentation de la repr&#233;sentation c&#244;toie l'ab&#238;me qui menace, parfois jusqu'au malaise, toute stabilit&#233; et toute fixation d'identit&#233;, &#224; travers le sort du com&#233;dien dans &lt;i&gt;la R&#233;publique&lt;/i&gt; de Platon, dans &lt;i&gt;le Paradoxe sur le com&#233;dien&lt;/i&gt; de Diderot, &lt;i&gt;Le Paradoxe et la Mimesis&lt;/i&gt; de Lacoue-Labarthe, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mercredi, 27 avril 2011, de 15h &#224; 18 &#192; la MSH Paris Nord&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis, 93210 Saint-Denis tel. 01 55 93 93 00 |Entr&#233;e libre&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour	des	renseignements	suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;minaire Techniques du cin&#233;ma, politiques par le cin&#233;ma ? Deuxi&#232;me ann&#233;e</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=139</link>
		<guid isPermaLink="true">https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=139</guid>
		<dc:date>2011-01-26T07:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Troisi&#232;me s&#233;ance Lundi, 31 janvier 2011, de 15h &#224; 18h Pour cette troisi&#232;me s&#233;ance, anim&#233;e par Roman Dominguez, nous aurons la participation de deux doctorants de l'Universit&#233; Paris 8, Javiera Medina et Adolfo Vera, dont les recherches concernent le statut de l'image cin&#233;matographique &#224; l'&#233;gard de sa fonction politique : d'une part la r&#233;sistance de l'image &#171; sans qualit&#233; &#187; (Medina) ; et d'autre, la fonction &#171; t&#233;moin &#187; de l'image &#224; l'&#233;poque de sa modulation spectrale (Vera). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Troisi&#232;me s&#233;ance&lt;br class='autobr' /&gt;
Lundi, 31 janvier 2011, de 15h &#224; 18h&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cette troisi&#232;me s&#233;ance, anim&#233;e par Roman Dominguez, nous aurons la participation de deux doctorants de l'Universit&#233; Paris 8, Javiera Medina et Adolfo Vera, dont les recherches concernent le statut de l'image cin&#233;matographique &#224; l'&#233;gard de sa fonction politique : d'une part la r&#233;sistance de l'image &#171; sans qualit&#233; &#187; (Medina) ; et d'autre, la fonction &#171; t&#233;moin &#187; de l'image &#224; l'&#233;poque de sa modulation spectrale (Vera).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de deux approches qui par des voies diverses, peuvent nous aider &#224; penser qu'est-ce qu'une politique de l'archive et de l'image aujourd'hui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici les r&#233;sum&#233;s de ces deux interventions : Esth&#233;tique de la r&#233;sistance : Photographie &amp; dictature&lt;br class='autobr' /&gt;
Javiera Medina Doctorante, allocataire de recherche, Universit&#233; Paris 8&lt;br class='autobr' /&gt;
Une esth&#233;tique de la r&#233;sistance consid&#232;rerait non seulement les images d'une r&#233;sistance au pass&#233;, &#224; l'effacement, &#224; l'oubli, mais aussi une r&#233;sistance de la part du spectateur aux images elles-m&#234;mes. Il se trouve que certaines images destin&#233;es &#224; l'archive photographique ne sont pas accessibles d'embl&#233;e, car elles n'ont pas, pour ainsi dire, une &#171; place &#187;, ce sont des images &#171; sans qualit&#233; &#187;. Alors, le cin&#233;ma documentaire peut &#234;tre compris comme une alternative du lieu de monstration de ce type d'images. Car le documentaire permet commenter et mettre en rapport les images : les unes avec les autres, mais aussi celles-ci avec d'autres &#233;l&#233;ments tels que la voix et le son.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les outils du cin&#233;ma ouvrent de nouvelles voies de r&#233;flexion par l'image. Des dispositifs tels que le found footage, permettent au r&#233;alisateur d'explorer de probl&#233;matiques essentielles &#224; l'image. C'est le cas de 48, de Susana de Sousa Dias (Grand Prix du Festival Cin&#233;ma du r&#233;el 2009), qui part de photos d'identit&#233; et de t&#233;moignages des prisonniers politiques de la dictature de Salazar au Portugal. Le dispositif choisi par la r&#233;alisatrice, d'une synth&#232;se extr&#234;me, permet au spectateur un approche temporel de ce qui peuvent &#234;tre 48 ans de dictature politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#171; apparition &#187; filmique du t&#233;moin Doctorant, Universit&#233; Paris 8, MSH Paris Nord&lt;br class='autobr' /&gt;
Nul ne s'en doute, aujourd'hui, qu'une politique du t&#233;moignage doit n&#233;cessairement consid&#233;rer l'image produite techniquement comme l'un des ph&#233;nom&#232;nes les plus marquants &#224; partir desquels, et &#224; la suite de toutes les exp&#233;riences de violence extr&#234;me subies par nos soci&#233;t&#233;s, se configure une certaine &#171; &#233;poque du t&#233;moin &#187;. Cependant, les discussions autour de la &#171; valeur de v&#233;rit&#233; &#187; des images techniques (photographiques, cin&#233;matographiques, num&#233;riques) se sont multipli&#233;es et l'on aurait du mal, de nos jours, &#224; les attribuer, tout simplement, un caract&#232;re de certitude comme celui qu'on exige, &#224; tort peut-&#234;tre, des &#233;nonc&#233;s de connaissance (dont les &#233;nonc&#233;s qui appartiennent &#224; la &#171; science historique &#187;). Il s'agirait plut&#244;t d'essayer de red&#233;finir, &#224; la suite de Lyotard (Le diff&#233;rend, Minuit, 1983), les phrases de t&#233;moignage comme appartenant &#224; un tout autre type d'&#233;nonc&#233;s qui seraient &#171; en souffrance de leur &#233;v&#233;nement &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela concerne le statut de l'exp&#233;rience dans nos soci&#233;t&#233;s du post-d&#233;sastre. Apr&#232;s la violence extr&#234;me subie par les soci&#233;t&#233;s un peu partout dans le monde au XX&#232;me si&#232;cle et jusqu'aujourd'hui, avec les milliers des fant&#244;mes (les disparus) transform&#233;s en des v&#233;ritables trous noirs par o&#249; la sociabilit&#233; se vide chaque jour de sens et qui d&#233;finissent nos pactes sociaux comme autant des mensonges de la gouvernementalit&#233; (Foucault), c'est la possibilit&#233; de s'adresser &#224; l'exp&#233;rience elle-m&#234;me qui a &#233;t&#233; touch&#233;e et, si l'on ose le dire, l'exp&#233;rience se trouve &#171; spectralis&#233;e &#187;. Cela implique que de nos jours l'exp&#233;rience est moins capable d'organiser sa propre temporalit&#233;, d'&#233;tablir avec pr&#233;cision &#171; c'est qui s'est pass&#233; &#187; ou de se porter comme garant des acquis qui permettraient son &#171; &#233;mancipation &#187;. L'exp&#233;rience du t&#233;moin appara&#238;t donc comme celle qui d&#233;finit, de la mani&#232;re la plus pr&#233;cise, la spectralit&#233; : cette exp&#233;rience, comme le disait aussi Lyotard, s'exprime par des phrases qui ne poss&#232;dent pas de d&#233;ictiques, qui ne peuvent donc pas assurer un lieu et un temps pr&#233;cis de l'&#233;v&#233;nement qu'elles signalent comme &#171; d&#233;j&#224; arriv&#233; &#187; - et l'&#233;v&#233;nement ne finit donc jamais d'arriver puisque, &#224; vrai dire, car il n'a pas &#233;t&#233; inscrit comme le v&#233;ritable acquis d'une exp&#233;rience quelconque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agira dans notre expos&#233; de consid&#233;rer quelques exemples de l'&#171; apparition cin&#233;matographique &#187; du t&#233;moin. La spectralit&#233;, qui depuis toujours a &#233;t&#233; signal&#233;e comme propre &#224; l'image cin&#233;matographique, ne fonctionne-t-elle pas comme une surface privil&#233;gi&#233;e pour l'inscription fantomatique de l'exp&#233;rience du t&#233;moin ? Cette inscription-l&#224; (qui est bien celle de la trace selon Derrida) ne nous obligerait-elle pas &#224; red&#233;finir la &#171; valeur de v&#233;rit&#233; &#187; des images propres au &#171; cin&#233;ma documentaire &#187; ? &#192; partir d'analyses d'extraits de quelques films qui mettent en situation l'appara&#238;tre du t&#233;moin, comme Shoah (1985) de Claude Lanzmann, S21 (2004) de Rithy Panh, La flaca Alejandra (1994) et Calle Santa F&#233; (2007) de Carmen Castillo ou Nostalgie de la lumi&#232;re (2010) de Patricio Guzman, nous t&#226;cherons de montrer comment cette apparition (spectrale puisque non r&#233;gul&#233;e par une r&#233;f&#233;rence limpide aux &#171; faits &#187;) indique une certaine &#171; anamn&#232;se des corps &#187; (Emmanuelle Alloa) dont les gestes, les silences et les doutes communiquent, au-del&#224; de toute &#171; communication &#187;, une nouvelle d&#233;termination de l'arriv&#233;e de l'&#233;v&#233;nement, l&#224; o&#249; celui-ci n'est plus assur&#233; par une v&#233;rit&#233; objective quelconque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vos propositions de participation seront les bienvenues Les s&#233;ances se tiendront &#224; la MSH Paris Nord.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Calendrier des s&#233;ances (lundis de 15h &#224; 18h) 31 janvier 2011, salle B Les s&#233;ances du deuxi&#232;me semestre seront communiqu&#233;es durant f&#233;vrier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Adolfo Vera&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour se rendre &#224; la MSH Paris Nord&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint-Denis Plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;minaire Techniques du cin&#233;ma, politiques par le cin&#233;ma ? Deuxi&#232;me ann&#233;e</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=108</link>
		<guid isPermaLink="true">https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=108</guid>
		<dc:date>2011-01-04T07:25:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lundi, 10 janvier d&#233;cembre 2011, de 15h &#224; 18h &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cette deuxi&#232;me s&#233;ance, anim&#233; par Adolfo Vera et Roman Dominguez, nous aurons la participation de Martine Bubb, docteur en philosophie de l'Universit&#233; Paris 8 et chercheuse rattach&#233;e &#224; la MSH Paris Nord et &#224; l'Ecole Sup&#233;rieure des Beaux-Arts de Nantes, ainsi que la projection-d&#233;bat du film Le Chaos cr&#233;atif, 1er round (2008), en pr&#233;sence du r&#233;alisateur franco-libanais Hassan Zbib. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici les r&#233;sum&#233;s de ces deux interventions : Camera (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi, 10 janvier d&#233;cembre 2011, de 15h &#224; 18h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette deuxi&#232;me s&#233;ance, anim&#233; par Adolfo Vera et Roman Dominguez, nous aurons la participation de &lt;strong&gt;Martine Bubb&lt;/strong&gt;, docteur en philosophie de l'Universit&#233; Paris 8 et chercheuse rattach&#233;e &#224; la MSH Paris Nord et &#224; l'Ecole Sup&#233;rieure des Beaux-Arts de Nantes, ainsi que la projection-d&#233;bat du film &lt;strong&gt;Le Chaos cr&#233;atif&lt;/strong&gt;, 1er round (2008), en pr&#233;sence du r&#233;alisateur franco-libanais &lt;strong&gt;Hassan Zbib&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les r&#233;sum&#233;s de ces deux interventions :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Camera obscura et cin&#233;ma, de la spectralit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Martine Bubb, MSH Paris-Nord, Chercheuse invit&#233;e &#224; l'Ecole Sup&#233;rieure des Beaux-Arts de Nantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la camera obscura est souvent per&#231;ue comme un objet technique appartenant &#224; la pr&#233;histoire de la photographie et du cin&#233;ma, elle n'est pourtant pas r&#233;ductible &#224; la logique de ces appareils, m&#234;me si des liens tr&#232;s forts peuvent exister, en particulier sur le rapport &#224; la fantasmagorie. Le cin&#233;ma, gr&#226;ce au montage, permet d'articuler des temporalit&#233;s diverses, h&#233;t&#233;rog&#232;nes, alors que l'exp&#233;rience propre &#224; la camera obscura est celle d'une dur&#233;e continue, sans coupure, puisque la d&#233;liaison entre captation et projection n'a pas lieu. Il faudrait ici distinguer cin&#233;ma et salle de cin&#233;ma, celle-ci induisant un absorbement tr&#232;s proche de celui qu'on &#233;prouve dans une chambre noire o&#249; l'on est comme happ&#233;, hypnotis&#233; par l'image mouvante et color&#233;e qui nous emporte dans le flux d'un &#233;ternel pr&#233;sent. On rel&#232;vera que la camera obscura s'expose de fa&#231;on litt&#233;rale dans certains films (par exemple dans Une question de vie et de mort, 1946, de Micha&#235;l Powell et Emeric Pressburger), le ph&#233;nom&#232;ne physique- optique &#233;tant repr&#233;sent&#233; &#8211; ce qui montre la puissance de l'appareil cin&#233;matographique &#224; int&#233;grer et r&#233;interpr&#233;ter les appareils ant&#233;rieurs selon des modalit&#233;s toujours diverses. La projection lumineuse renvers&#233;e est donn&#233;e &#224; voir, mais cette pr&#233;sence est loin d'&#234;tre anecdotique, dans le sens o&#249; elle trouve un &#233;cho parmi les probl&#233;matiques plus g&#233;n&#233;rales du film, sur la disparition, les &#233;tats interm&#233;diaires et le passage d'un univers &#171; r&#233;el &#187; &#224; un autre, plus obscur, imagin&#233; comme celui qui nous attend apr&#232;s la mort...&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour comprendre ce rapport camera obscura et cin&#233;ma, on reviendra sur le film Je t'aime je t'aime (1968) d'Alain Resnais, qui, m&#234;me s'il ne montre pas de camera obscura &#224; proprement parler, concentre de nombreuses questions propres &#224; ces deux appareils (en particulier par sa construction&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;chronologique qui accorde toute sa place au montage, ce qui en fait un film tr&#232;s &#171; cin&#233;matographique &#187;, exposant sa technique), tout en reposant sur une temporalit&#233; &#233;clat&#233;e, typique de la cure psychanalytique. La camera obscura s'av&#232;re &#234;tre ici un mod&#232;le d'analyse filmique pertinent, dans la mesure o&#249; elle implique une d&#233;finition du temps et du sujet (non-sujet ?) qui correspond particuli&#232;rement bien au cin&#233;ma d'Alain Resnais et &#224; ce film pr&#233;cis&#233;ment, qu'elle travaillerait de fa&#231;on &#224; la fois explicite, par la pr&#233;sence de la sph&#232;re, et plus souterraine, en le &#171; contaminant &#187; &#224; travers les notions d'absorbement, de fantasme, de spectralit&#233;.... A partir de cette question essentielle de la spectralit&#233;, qui concerne autant la camera obscura que le cin&#233;ma, on s'aper&#231;oit comment certaines &#171; techniques du cin&#233;ma &#187; font politique, le film Je t'aime je t'aime renvoyant aussi &#224; notre &#233;poque lazar&#233;enne, marqu&#233;e par le ph&#233;nom&#232;ne de la disparition (J.L D&#233;otte, A. Brossat). Ce nouveau r&#233;gime de l'art, disparitionniste, et non plus esth&#233;tique au sens de J. Ranci&#232;re, r&#233;v&#232;le qu'il y a de l'irr&#233;ductible : des spectres qui n'en finissent pas de hanter l'histoire. Et Alain Resnais a su diagnostiquer, mieux sans doute qu'aucun autre cin&#233;aste, l'&#233;poque, &#171; l'air du temps &#187; de ce monde moderne hant&#233; par le souvenir des camps et peupl&#233; d'individus rescap&#233;s condamn&#233;s &#224; l'errance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Chaos cr&#233;atif, 1er round d'Hassan Zbib&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Documentaire franco-libanais en couleur, 2008 Dur&#233;e : 1 h 06&lt;br class='autobr' /&gt;
Au lendemain de l'arr&#234;t de la guerre au Liban en juillet 2006, le r&#233;alisateur qui vit &#224; Paris, retourne dans son village natal au sud du Liban o&#249; il retrouve sa m&#232;re et les habitants du village, &#224; moiti&#233; d&#233;truit. Le film est un carnet de route au cours duquel il restitue les t&#233;moignages sur la destruction, la reconstruction, la survie, les cycles de la vie, le destin, la religion et la r&#233;colte des olives. En somme, une plong&#233;e dans une communaut&#233; bless&#233;e mais bien vivante, celle de sa propre famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bio-Filmographie d'Hassan Zbib&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &#8211; REALISATION&lt;br class='autobr' /&gt;
2008 : &#034;LE CHAOS CREATIF&#034;, documentaire, 66mn, s&#233;lectionn&#233; aux festivals &#171; Documentaire Sur Grand Ecran &#187; (Paris), Amiens, &#171; Documenta Madrid &#187;, Galway (Irlande) et &#171; IranDocFest &#187;, parmi d'autres. 2005 : &#034;MON AMI IMAD&#034;, fiction de 12 mn, s&#233;lectionn&#233; aux festivals de Pantin &#8216;cot&#233; court' et au	festival d'Oberhausen&lt;br class='autobr' /&gt;
1999-2000 : &#034;COMMENT T'EXPLIQUER, MERE ?&#034;, fiction de 18mn, en 35mm, produit par Olivier Delahaye, s&#233;lectionn&#233; aux festivals : Clermont Ferrand, Angers, Vue sur les Docs &#224; Marseille, Rotterdam, T&#233;touan, Texas. Prim&#233; par le CNC (Prime &#224; la qualit&#233;) 1995 : &#034;SPECIAL LIBAN&#034;, reportage de 18mn, diffus&#233; sur M6 dans Culture Pub&lt;br class='autobr' /&gt;
1994 : &#034;IN GOD WE TRUST&#034;, obtention d'une aide pour un projet de film documentaire. SCAM 1992 : &#034;CHADJARIAN, MAITRE DE LA MUSIQUE PERSANE&#034; concert &#224; l'Olympia 1991 : &#034;LA ROUTE DE DAMAS&#034;, obtention d'une aide &#224; l'&#233;criture et au d&#233;veloppement pour ce film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dipl&#244;m&#233; (Ma&#238;trise) en Etudes d'Art Dramatique de l'Universit&#233; Libanaise, Facult&#233; des Beaux-Arts, je suis venu &#224; Paris en 1987 o&#249; j'ai accompli un cycle d'&#233;tudes audiovisuelles polyvalentes d'une p&#233;riode de 2 ans au sein de l'ESEC (Ecole Sup&#233;rieure d'Etudes Cin&#233;matographiques) ainsi qu'un stage de th&#233;&#226;tre et d'expression corporelle d'une dur&#233;e de 6 mois &#224; l'atelier de Jacques LeCoq.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai exerc&#233; depuis 1988, date &#224; laquelle j'ai commenc&#233; mes &#233;tudes, le m&#233;tier de JRI (Journaliste Reporter d'Images, pour le compte de TF1, La 5, CBS, NHK, VISNEWS. (Free lance), journaliste radio, (RFI, RMC Moyen Orient et Radio Orient, ainsi que le m&#233;tier de traducteur et adaptateur d'&#339;uvres audiovisuelles (sous-titrage de films fran&#231;ais en anglais et vice versa)&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai &#233;galement particip&#233;, en temps qu'assistant &#224; la production, r&#233;gisseur g&#233;n&#233;ral et assistant r&#233;alisateur &#224; l'&#233;laboration et la r&#233;alisation de nombreux projets audiovisuels (documentaires, reportages t&#233;l&#233;, courts et longs m&#233;trages cin&#233;ma).&lt;br class='autobr' /&gt;
un projet de film documentaire. CNC (Centre National de la Cin&#233;matographie) 1990 : &#034;LABYRINTHE&#034;, vid&#233;ogramme, 8mn. (r&#233;alisation et cadrage image) 1986 : &#034;ASHOURA&#034;, documentaire vid&#233;o, 52 mn diffus&#233; sur la TSR (T&#233;l&#233;vision Suisse Romande).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 - ASSISTANT A LA REALISATION ET A LA PRODUCTION&lt;br class='autobr' /&gt;
1994 : &#034;LIBAN, BOUT A BOUT&#034;, documentaire de cr&#233;ation de Olga Nakkas, 52mn, 16mm, diffus&#233; sur France 3, Plan&#232;te c&#226;ble, T&#233;l&#233;vision australienne (directeur de production et assistant r&#233;alisateur) 1992 : &#034;LA GUERRE DU GOLFE ET APRES&#034;, s&#233;rie de 5 courts m&#233;trages, diffus&#233; sur Channel Four&lt;br class='autobr' /&gt;
1991 : &#034;LE COMPLOT&#034;, t&#233;l&#233;film am&#233;ricain de Niels Hollander, tourn&#233; &#224; Paris 1990 : &#034;HORS LA VIE&#034;, long m&#233;trage fiction de Maroun Bagdadi, prim&#233; au festival de Cannes, 1989 : &#034;MESSAGES DE TEMPS D'EXIL&#034;, documentaire de cr&#233;ation de Borhane Alaoui&#233;, 52mn, 16mm, tourn&#233; &#224; Paris et Bruxelles. Diffus&#233; sur la RTBF (assistant &#224; la r&#233;alisation) 1985 : &#034;MESSAGES DE TEMPS DE GUERRE&#034;, documentaire de cr&#233;ation de Borhane Alaoui&#233;, 52mn, 16mm, tourn&#233; &#224; Beyrouth. Diffus&#233; sur la RTBF (assistant &#224; la r&#233;alisation 1984 : &#034;GAZL-EL-BANAT&#034;, long m&#233;trage fiction de Jocelyne Saab, tourn&#233; au Liban, 1982 : &#034;LE FAUSSAIRE&#034;, long m&#233;trage fiction de Volker Schl&#246;ndorff, tourn&#233; au Liban et en Allemagne, s&#233;lectionn&#233; &#224; Cannes, distribution mondiale (stagiaire &#224; la r&#233;gie)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos propositions de participation seront les bienvenues Les s&#233;ances se tiendront &#224; la MSH Paris Nord.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Calendrier des s&#233;ances (lundis de 15h &#224; 18h) 10 janvier 2011, salle B 31 janvier 2011, salle B&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour se rendre &#224; la MSH Paris Nord&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint-Denis Plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;minaire de doctorants &#171; Technique(s) du cin&#233;ma, politique(s) par le cin&#233;ma ? &#187; Coordonn&#233; par Roman Dominguez et Adolfo Vera Quatri&#232;me s&#233;ance Vendredi 21 mai, de 14h &#224; 17h</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=87</link>
		<guid isPermaLink="true">https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=87</guid>
		<dc:date>2010-06-01T16:09:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cinqui&#232;me s&#233;ance Vendredi 4 juin, de 14h &#224; 17h &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous consacrerons cette s&#233;ance au cin&#233;ma documentaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Anne Pasechetta, sec&#233;nariste, pr&#233;sentera le court-m&#233;trage Barbe Bleue, suivi d'une discussion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Marion Delage De Luget, doctorante &#224; Paris 8, et Beno&#238;t G&#233;hanne, dipl&#244;m&#233; de l'ENS des arts d&#233;coratifs, s'interrogeront sur la nature de certains proc&#233;d&#233;s mis &#224; l'&#339;uvre dans deux films embl&#233;matiques : Cannibal Holocaust et Mondo Cane. &lt;br class='autobr' /&gt;
Barbe Bleue Un film &#233;crit et r&#233;alis&#233; par Jeanne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinqui&#232;me s&#233;ance Vendredi 4 juin, de 14h &#224; 17h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous consacrerons cette s&#233;ance au cin&#233;ma documentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne Pasechetta, sec&#233;nariste, pr&#233;sentera le court-m&#233;trage Barbe Bleue,&lt;/strong&gt; suivi d'une discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marion Delage De Luget, doctorante &#224; Paris 8, et Beno&#238;t G&#233;hanne, dipl&#244;m&#233; de l'ENS des arts d&#233;coratifs, s'interrogeront sur la nature de certains proc&#233;d&#233;s mis &#224; l'&#339;uvre dans deux films embl&#233;matiques : Cannibal Holocaust et Mondo Cane.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Barbe Bleue&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un film &#233;crit et r&#233;alis&#233; par Jeanne Gailhoustet et Anne Paschetta (2009). Avec la voix de Carmen Castillo.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 80 de la rue Morand&#233; est la porte lat&#233;rale du Palais pr&#233;sidentiel de Santiago du Chili. Salvador Allende avait choisi d'en faire l'entr&#233;e principale &#224; ses bureaux. Le 11 septembre 1973, alors qu'il avait refus&#233; de se rendre, son corps est &#233;vacu&#233; par cette porte qui restera mur&#233;e pendant 30 ans. Dans ce petit film, une dizaine de personnes, n&#233;es l'ann&#233;e du coup d'Etat, passent la porte. Une femme dessine sur les murs ce qu'elle pense &#234;tre son emplacement originel. Tout a chang&#233; et rien n'a chang&#233;. Un texte raconte l'Histoire, celle de la porte &#233;troite, de ses transformations, de son inscription dans le temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En septembre 2003, un article de presse m'informe du &#171; d&#233;semmurement &#187; de la porte lat&#233;rale de La Moneda, Palais pr&#233;sidentiel, &#224; Santiago du Chili. Les images du corps du Pr&#233;sident Allende, enroul&#233; dans une couverture, &#233;vacu&#233; par cette m&#234;me porte, avant d'&#234;tre jet&#233; dans un camion, me sont imm&#233;diatement revenues en m&#233;moire. J'avais depuis longtemps color&#233; son linceul des couleurs exotiques de l'Am&#233;rique du Sud &#224; travers les photographies, noir et blanc, de ce moment historique et terrible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pinochet avait fait murer cette porte ; mais sa r&#233;ouverture fixa fortement dans ma m&#233;moire les images utilis&#233;es par Patricio Guzm&#225;n, dans Salvador Allende. Comme l'&#233;voque formidablement bien Carmen Castillo dans son film, Rue Santa Fe, &#224; propos d'autres lieux d'histoire, cet acte d'hommage focalise dans nos m&#233;moires cet invisible grav&#233; dans nos yeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je crois &#224; ces images qui d&#233;veloppent dans nos regards - au sens photographique m&#234;me - notre appr&#233;hension du monde. Un peu comme au XIX&#232;me si&#232;cle si&#232;cle, on voulu croire &#224; une derni&#232;re image grav&#233;e dans la r&#233;tine des assassin&#233;s. &#187; Jeanne Gailhoustet, r&#233;alisatrice, &#224; propos de ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cannibal Holocaust et Mondo Cane&lt;/strong&gt; : quand le pire est de documenter&lt;br class='autobr' /&gt;
Marion Delage de Luget et Beno&#238;t G&#233;hanne&lt;br class='autobr' /&gt;
Partant de la photographie comme document &#8211; de la scission entre d'un c&#244;t&#233; les pratiques et les pens&#233;es de la photographie comme preuve objective, et de l'autre ces pratiques artistiques qui ont, &#224; l'oppos&#233;, fond&#233; le style documentaire &#8211;, interrogeons le cin&#233;ma documentaire pour comprendre comment, au pire, il fait spectacle ou propagande, comment il normalise et assujettit, comment il hi&#233;rarchise. Comment, comme toute image, lui aussi filtre. Parce que mettre en image pour donner &#224; voir ce n'est pas n&#233;cessairement donner &#224; comprendre - si montrer, c'est d&#233;signer du doigt, c'est indexer, &#231;a n'est pas expliquer ou d&#233;montrer, &#231;a n'est pas encore identifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le s&#233;minaire se poursuivra &#224; la rentr&#233;e, nous vous invitons &#224; nous envoyer vos propositions de communications&lt;/strong&gt; et toute autre demande de renseignement aux adresses ci-dessous :&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se rendre &#224; la MSH PARIS NORD,&lt;br class='autobr' /&gt;
4, rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis, 93210 Saint-Denis plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt; tel. 01 55 93 93 00- fax 01 55 93 93 01&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;minaire de doctorants &#171; Technique(s) du cin&#233;ma, politique(s) par le cin&#233;ma ? &#187; Coordonn&#233; par Roman Dominguez et Adolfo Vera. Facs of Life : Une pr&#233;sentation diagrammatique</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=84</link>
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		<dc:date>2010-04-29T07:40:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Troisi&#232;me s&#233;ance Vendredi 7 mai, de 14h &#224; 17h &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la s&#233;ance de ce vendredi, Silvia Maglioni &amp; Graeme Thomson, r&#233;alisateurs, artistes et chercheurs interdisciplinaires, nous pr&#233;senteront quelques extraits de leur film Facs of Life, suivi d'une discussion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Facs of Life, inspir&#233; par la philosophie de Gilles Deleuze, est une sorte de machine &#224; penser construite en 8 plateaux, qui sont comme autant de petits refrains, de m&#233;langes d'archives (et de trous d'archives), de nappes textuelles, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me s&#233;ance Vendredi 7 mai, de 14h &#224; 17h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la s&#233;ance de ce vendredi, &lt;strong&gt;Silvia Maglioni &amp; Graeme Thomson,&lt;/strong&gt; r&#233;alisateurs, artistes et chercheurs interdisciplinaires, nous pr&#233;senteront quelques extraits de leur film&lt;strong&gt; Facs of Life&lt;/strong&gt;, suivi d'une discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Facs of Life, inspir&#233; par la philosophie de &lt;strong&gt;Gilles Deleuze&lt;/strong&gt;, est une sorte de machine &#224; penser construite en 8 plateaux, qui sont comme autant de petits refrains, de m&#233;langes d'archives (et de trous d'archives), de nappes textuelles, de greffes sonores et visuelles. Chaque plateau est donc comme un territoire qui entre en r&#233;sonance avec un autre, quitte &#224; former des plis, &#224; d&#233;vier des flux, &#224; tracer des lignes abstraites, des lignes d'abolition, de d&#233;sir, de cr&#233;ation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se peut qu'au milieu du &#171; cin&#233;ma de po&#233;sie &#187; annonc&#233; jadis par Pasolini et du &#171; cin&#233;ma- essai &#187; constat&#233; par Didi-Huberman dans l'&#339;uvre de Farocki, nous assistions dans Facs of Life &#224; la mise en &#339;uvre d'une cartographie cin&#233;matographique. De la m&#234;me mani&#232;re que le cin&#233;ma de po&#233;sie, Facs of Life poursuit la qu&#234;te d'images oniriques, barbares, archa&#239;ques. En ce sens, la &#171; langue de la r&#233;alit&#233; &#187; de Facs of Life, est celle d'une parole bris&#233;e qui se confond avec le bruit sourd des cailloux, du bois, des moteurs, des trompettes. Et tout comme l'essai cin&#233;matographique, ce film est bien une &#171; forme ouverte &#187;, ou bien plus, une machine d&#233;sirante, qui ne marche que traqu&#233;e. C'est-&#224;-dire qu'une telle machine ne relance son mouvement qu'&#224; partir de connections et de d&#233;viations parfois presque imperceptibles : une femme qui dans un caf&#233; &#233;coute l'entretien d'un ancien assistant du cours de Deleuze devient la protagoniste du plan. Et dans une conversation &#171; Skype &#187; avec Kunichi Uno (traducteur de Deleuze au japonais), on peut rep&#233;rer dans un petit cadre sur l'&#233;cran, la figure d'un des r&#233;alisateurs, ce qui nous renvoie au miroir des Menines, au Quichotte, aux Mots et les choses, bref &#224; la fin de la repr&#233;sentation. Mais ces rep&#232;res et ces couplages ne sont que quelques uns parmi d'autres. Il y a un bois &#224; la Straub-&lt;br class='autobr' /&gt;
Huillet, des surimpressions &#224; la Godard, des biblioth&#232;ques &#224; la Resnais, des brouillards &#224; la Antonioni ; il y a m&#234;me un peu de lumi&#232;re &#224; la Turner et des constructions du Corbusier, des errances de Deligny et des postures de Beckett... et m&#234;me un petit air &#224; la Albert Ayler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si suggestifs et inspirateurs que soient ces hommages, r&#233;p&#233;titions et r&#233;f&#233;rences, ils ne sont l&#224; que pour faire des couplages, pour faire pi&#232;ce avec comme disaient Deleuze et Guattari, faire un gadget, une machine. Mais l&#224; encore, c'est une dr&#244;le de machinerie. Car sans doute, il s'agit pour Silvia et Graeme uniquement de faire des surfaces. Mieux dit, il s'agit de tisser des textures, de sculpter des fausses opacit&#233;s, des membranes du temps, des coins abstraits, des lignes et des espaces bris&#233;s. Tout arrive un peu comme lorsqu'on parcourt &#171; Google Earth &#187; : il y a la for&#234;t sib&#233;rienne avec ses ruisseaux ondulants et ses nappes de vert ; le d&#233;sert d'Atacama et ses rochers lunaires. Et au large d'un &#238;le perdue on trouve un clich&#233; inattendu de Walker Evans ; ou la photo d'une caserne inhabit&#233;e au milieu d'une route quelconque. Des photos, des clich&#233;s, des morceaux d'affiches qui op&#232;rent alors, comme dans le po&#232;me de Blake, un seuil de la perception : qui habita ici ? Serais-je le premier &#224; rep&#233;rer cet endroit ? Est-ce que ce visage brouill&#233; est celui d'un adult&#232;re ou d'un esprit pieux, ou l'un et l'autre &#224; la fois ?&lt;br class='autobr' /&gt;
En tout cas, il s'agit d'une pens&#233;e-mouvement, de concepts-r&#233;sonance, puisqu'&#224; la fin, le bloc, la bande, le caillou, l'affiche, le bruit, sont comme des fr&#233;quences radiales, des intensit&#233;s qui ne se mesurent que par les connections et des vibrations qu'elles sont capables de mettre en place. Par l&#224;, Silvia et Graeme sont parmi les premiers &#224; faire le renversement du rapport entre le cin&#233;ma et le concept, entre l'image et la philosophie, une esp&#232;ce de petite r&#233;volution entre Copernic et Rimbaud. Car le vrai film est ailleurs... nous, on n'a que des rushes. En m&#234;me temps que le concept cesse de survoler la mati&#232;re. Il perd, pour ainsi le dire, ses ailles d'Icare en faveur d'une puissance de taupe : &#171; This is night work &#187;, m&#234;me s'il se fait de jour, diront Maglioni et Thomson1. Le concept n'est pas dans le cerveau ; le concept, le cerveau, la mati&#232;re grise, sont d&#233;sormais sous la terre ; ils sont une couche, une poussi&#232;re, un brouillard.&lt;br class='autobr' /&gt;
Godard annon&#231;a qu'avec Manet naquit le cin&#233;ma, puisque Olympia &#233;tait d&#233;j&#224; &#171; une image qui pense &#187;, qui dit &#171; moi &#187;. Dans Facs of Life, on assiste davantage &#224; la naissance d'un &#171; tissu qui pense &#187;. La mer de Solaris condamnait le protagoniste &#224; vivre dans le souvenir. Tandis que les textures de Silvia et Graeme annoncent la nouvelle cruaut&#233; : le tissu ne dit plus &#171; moi &#187; comme Olympia, mais constate muettement et anonymement, &#171; qu'il y a &#187;. Il y a du jaune et des jeunes ; des cahiers et des falaises, du b&#234;ton et de l'herbe. Le concept alors est de plein droit, un &#233;tat de l'image, voire de la mati&#232;re. Mais la mati&#232;re, si opaque qu'elle soit devient fr&#233;quence, onde, rythme : &#171; je suis un brouillard &#187;... mais aussi une faille ou une f&#234;lure, une annonce en n&#233;on dans le noir. Mais ici, le plus curieux est que personne ne sait plus qui est ce &#171; moi &#187;, si ce n'est une trame, un fait de la vie, tel serait la trace du diagramme...&lt;br class='autobr' /&gt;
Par l&#224; aussi, Facs of Life, est une carte de la tendresse. Roman Dominguez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi le site de Silvia Maglioni et Graeme Thomson :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://facsoflife.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://facsoflife.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Calendrier de s&#233;ances (les vendredis suivants, de 14h &#224; 17h) : 21 mai, 4 juin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se rendre &#224; la MSH PARIS NORD,&lt;br class='autobr' /&gt;
4, rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis, 93210 Saint-Denis plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt; tel. 01 55 93 93 00- fax 01 55 93 93 01&lt;br class='autobr' /&gt;
1 Cf. S. Maglioni &amp; G. Thomson, &#171; This is night work, Meanderings around Facs of Life (a film between Deleuze and his students) &#187;, in Trahir, 1&#232;re ann&#233;e, mars 2010, pp. 1-10.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>S&#233;minaire de doctorants &#171; Technique(s) du cin&#233;ma, politique(s) par le cin&#233;ma ? &#187; Coordonn&#233; par Roman Dominguez et Adolfo Vera</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=82</link>
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		<dc:date>2010-04-16T19:22:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me s&#233;ance Vendredi 9 avril, de 14h &#224; 17h &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la s&#233;ance de ce vendredi, on aura la participation de M. Philippe Roy et de M. Adolfo Vera, doctorants en philosophie &#224; l'Universit&#233; Paris 8. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici les r&#233;sum&#233;s de ces communications : &lt;br class='autobr' /&gt;
communication Philippe Roy : Geste cin&#233;matographique, cin&#233;ma documentaire et politique Il s'agira dans un premier temps de proposer un concept de geste cin&#233;matographique, dans un deuxi&#232;me de le sp&#233;cifier comme geste documentaire. Notre conception nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me s&#233;ance Vendredi 9 avril, de 14h &#224; 17h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la s&#233;ance de ce vendredi, on aura la participation de M. Philippe Roy et de M. Adolfo Vera, doctorants en philosophie &#224; l'Universit&#233; Paris 8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les r&#233;sum&#233;s de ces communications :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;communication Philippe Roy :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Geste cin&#233;matographique, cin&#233;ma documentaire et politique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agira dans un premier temps de proposer un concept de geste cin&#233;matographique, dans un deuxi&#232;me de le sp&#233;cifier comme geste documentaire. Notre conception nous permettra enfin de montrer par o&#249; documentaire, fiction et politique peuvent passer l'un dans l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;communication Adolfo Vera :&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Raoul Ruiz : la politique des spectres&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le travail cin&#233;matographique de Raoul Ruiz (plus d'une centaine de films) donne lieu &#224; la consid&#233;ration de l'&#339;uvre filmique comme une totalit&#233; non homog&#232;ne et non unitaire. En m&#234;me temps, cela va lui permettre (et des films comme L'hypoth&#232;se du tableau vol&#233; et Les trois couronnes du matelot, D&#237;as de campo (Les jours dans la campagne) et Trois vies et une seule mort sont essentiels dans ce sens-l&#224;) l'&#233;laboration d'une r&#233;alit&#233; (la r&#233;alit&#233; du film) qui poss&#232;de ses propres lois, autonomes par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; objective, et qui se d&#233;veloppe &#224; partir d'une spatiotemporalit&#233; qui ne cherche pas &#224; se connecter avec le &#171; monde &#187; ext&#233;rieur au cin&#233;ma. Bien que de nombreux critiques l'aient tax&#233; d'&#171; esth&#233;tisme &#187; &#8211; p&#233;ch&#233; majeur pour un cin&#233;aste latino-am&#233;ricain &#8211;, Ruiz semble nous dire (et en fait c'est l'un des sujets importants de son livre La po&#233;tique du cin&#233;ma) que toute critique sociale et politique appara&#238;tra comme inh&#233;rente au langage cin&#233;matographique, comme strictement particuli&#232;re &#224; l'univers du film, univers toujours r&#233;gi par les lois de l'appareil cin&#233;matographique.&lt;br class='autobr' /&gt;
On pourrait donc consid&#233;rer l'urgence de penser une politique du cin&#233;ma, &#224; partir de l'&#339;uvre de Ruiz, par le biais de la dissolution radicale que cette &#339;uvre implique des fronti&#232;res entre le r&#233;el et l'irr&#233;el, entre la v&#233;rit&#233; et la fiction, entre les spectres et les vivants, dissolution qui est aussi la notre, &#224; l'&#233;poque de la disparition et pour utiliser le concept de Lyotard, des &#171; Immat&#233;riaux &#187;. Cela en vertu de l'essence technique du cin&#233;ma comme appareil historiquement, apr&#232;s la photographie, &#171; vou&#233; aux fant&#244;mes &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les derni&#232;res s&#233;ries faites par Ruiz pour la T&#233;l&#233;vision chilienne il s'agit pr&#233;cis&#233;ment de tout cela. Nous sommes face &#224; un pays hant&#233; par des milliers de spectres qui ne retrouvent plus la paix, un pays o&#249; une m&#232;re et sa fille cherchent partout les restes des ossements qui ne seront jamais un cadavre, un pays, comme dans le film La maison Nucingen (2009), o&#249; doivent habiter ensemble les vampires, les spectres et les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Calendrier de s&#233;ances (les vendredis suivants, de 14h &#224; 17h) : 9 avril, 7 mai, 21 mai, 4 juin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour se rendre &#224; la &lt;strong&gt;MSH PARIS NORD,&lt;br class='autobr' /&gt;
4, rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis, 93210 Saint-Denis&lt;/strong&gt; plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt; tel. 01 55 93 93 00- fax 01 55 93 93 01&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>S&#233;minaire de doctorants &#171; Technique(s) du cin&#233;ma, politique(s) par le cin&#233;ma ? &#187;</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=72</link>
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		<dc:date>2010-03-02T07:37:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Afin de fustiger un peu ceux qui s'interrogeaient longuement sur la qualification de la photographie comme art, Benjamin se demandait si d&#233;j&#224; cette technique n'avait pas justement chang&#233; la nature ou le statut de l'art lui-m&#234;me. Pour Benjamin, une telle transmutation du &#171; caract&#232;re g&#233;n&#233;ral de l'art &#187; valait d'autant plus pour le cin&#233;ma : &#224; savoir l'&#233;mergence d'un inconscient visuel, ainsi que le d&#233;veloppement d'un art de la dispersion. Or, si dans notre si&#232;cle le caract&#232;re artistique du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Afin de fustiger un peu ceux qui s'interrogeaient longuement sur la qualification de la photographie comme art, Benjamin se demandait si d&#233;j&#224; cette technique n'avait pas justement chang&#233; la nature ou le statut de l'art lui-m&#234;me. Pour Benjamin, une telle transmutation du &#171; caract&#232;re g&#233;n&#233;ral de l'art &#187; valait d'autant plus pour le cin&#233;ma : &#224; savoir l'&#233;mergence d'un inconscient visuel, ainsi que le d&#233;veloppement d'un art de la dispersion. Or, si dans notre si&#232;cle le caract&#232;re artistique du cin&#233;ma, du moins de sa partie la moins n&#233;gligeable, semble d&#233;j&#224; acquis depuis longtemps, ne faudrait-il pas se demander si une telle acquisition ne serait pas l'un des signes de la transformation du caract&#232;re g&#233;n&#233;ral d'un tout autre domaine, le politique ? D'autant plus que le XX&#232;me, le si&#232;cle du film, s'acheva avec la marginalisation du cin&#233;ma par la mont&#233;e d'autres appareils sans doute plus puissants techniquement, plus performants politiquement, mais h&#233;ritiers tout de m&#234;me d'une op&#233;ration que celui-ci avait r&#233;pandue le premier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans ce s&#233;minaire, on se propose moins de constater les vertus d'un cin&#233;ma explicitement politique, que de rep&#233;rer quand et par quels signes l'image en tant qu'op&#233;ration technique ferait du politique, m&#234;me si c'est souvent par de faibles et presque d&#233;risoires moyens, m&#234;me si c'est par des aspects presque imperceptibles. Dans ce d&#233;but du si&#232;cle, la r&#233;flexion qu'on pourra y essayer devra donc consid&#233;rer la question du rapport politique entre la technique de l'image et l'archive. On sait bien qu'apr&#232;s ce que Blanchot a appel&#233; la Catastrophe, pour r&#233;sumer tant de g&#233;nocides, de disparitions et de violences extr&#234;mes, la question de l'(im)possibilit&#233; de la m&#233;moire est l'une des plus pressentes pour &#171; nous &#187;, aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme la technique ne concerne pas la seule reproduction du pr&#233;sent, l'archive ne se r&#233;duit pas au seul souvenir. Toute m&#233;moire renvoie &#224; une certaine technique d'archivage, qui suppose &#224; son tour une surface d'inscription, qui, apr&#232;s la photo et le cin&#233;ma sera toujours de &#171; reproduction &#187;. Mais loin d'&#234;tre une mati&#232;re brute, la surface d'inscription (toujours technique) impliquera une modulation temporelle des &#233;v&#233;nements. C'est pourquoi la temporalit&#233; de l'&#233;criture est tout autre que celle de la photographie et que celle de la t&#233;l&#233;vision. &#192; cet &#233;gard, la puissance du montage consiste &#224; brouiller les archives ant&#233;rieures en les ins&#233;rant dans une nouvelle temporalit&#233; : le contemporain. Le contemporain n'est pas le simple pr&#233;sent, mais la synth&#232;se qui relie des &#233;l&#233;ments des temps &#233;pars quitte &#224; esquisser une &#233;poque et ses subjectivit&#233;s corr&#233;latives. Le cin&#233;ma n'est pas notre contemporain parce qu'on ferait encore du cin&#233;ma, ou parce qu'il nous relierait &#224; notre pass&#233; imm&#233;diat, le XX&#232;me si&#232;cle. Il est contemporain parce que ses techniques et ses pratiques ne cessent de greffer des &#171; anachronies &#187; (au sens o&#249; l'anachronisme est un d&#233;tournement du pr&#233;sent). Or, on sait bien que ce concept d'anachronisme est fonci&#232;rement politique, dans le sens que quand on est face &#224; l'absence des corps, &#224; l'impossibilit&#233; du travail du deuil, au diff&#233;rend lyotardien comme exp&#233;rience de l'impossibilit&#233; pour les victimes de &#171; pr&#233;senter &#187; sous les cat&#233;gories de la ratio classique leurs torts, ce qui arrive n'est autre chose qu'une disjonction radicale de la temporalit&#233; &#171; normale &#187;. Il s'agira, depuis lors, de la temporalit&#233; des spectres, laquelle ne pourra &#234;tre transmise que gr&#226;ce &#224; un appareil spectral par d&#233;finition, le cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;minaire se d&#233;roulera dans le cadre des activit&#233;s de l'&#233;quipe Arts, appareils, diffusion de la MSH Paris Nord, coordonn&#233; par Jean-Louis D&#233;otte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque s&#233;ance du s&#233;minaire sera anim&#233;e par un invit&#233; qui abordera un sujet li&#233; &#224; la probl&#233;matique g&#233;n&#233;rale ; deux interlocuteurs ouvriront le d&#233;bat avec le public. Des extraits de films seront projet&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re s&#233;ance : &lt;strong&gt;Vendredi 19 mars de 15h &#224; 17h&lt;/strong&gt;. (Un programme d&#233;taill&#233; de chaque s&#233;ance sera mis en ligne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les s&#233;ances se tiendront &#224; la MSH Paris Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord &lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron - 93210 Saint Denis la Plaine tel : 01 55 93 93 00 - fax : 01 55 93 93 01&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Calendrier des s&#233;ances (les vendredis suivants, de 14h &#224; 17h ; le vendredi 19 mars, s&#233;ance de 15h &#224; 17h) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;19 mars, 9 avril, 7 mai, 21 mai, 4 juin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se rendre &#224; la MSH Paris Nord&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint-Denis&lt;br class='autobr' /&gt;
Plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;minaire de doctorants &#171; Technique(s) du cin&#233;ma, politique(s) par le cin&#233;ma ? &#187; Premi&#232;re s&#233;ance Vendredi 19 mars, de 15h &#224; 17h</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=73</link>
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		<dc:date>2010-03-02T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Coordonn&#233; par Roman Dominguez Et Adolfo Vera &lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re s&#233;ance Vendredi 19 mars, de 15h &#224; 17h &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction au programme par Adolfo Vera, pr&#233;sentation par Roman Dominguez, d&#233;bat anim&#233; par un doctorant (encore &#224; d&#233;signer) &lt;br class='autobr' /&gt;
Hobsbawm constatait d&#233;j&#224; que le XX&#232;me &#233;tait un si&#232;cle court : il s'inaugura avec la grande guerre de 14-18 et se s'acheva avec la disparition de l'Union Sovi&#233;tique. Cette assertion supposerait qu'un &#226;ge, comme porteur autant d'un &#233;tat de choses (&#233;poque) que d'un &#233;tat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Coordonn&#233; par Roman Dominguez Et Adolfo Vera&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re s&#233;ance&lt;br class='autobr' /&gt;
Vendredi 19 mars, de 15h &#224; 17h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction au programme par Adolfo Vera, pr&#233;sentation par Roman Dominguez, d&#233;bat anim&#233; par un doctorant (encore &#224; d&#233;signer)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hobsbawm constatait d&#233;j&#224; que le XX&#232;me &#233;tait un si&#232;cle court : il s'inaugura avec la grande guerre de 14-18 et se s'acheva avec la disparition de l'Union Sovi&#233;tique. Cette assertion supposerait qu'un &#226;ge, comme porteur autant d'un &#233;tat de choses (&#233;poque) que d'un &#233;tat d'esprit (Stimmung) plus ou moins constants, se d&#233;finit moins par la suite chronologique que par des &#233;v&#233;nements marquants. Mais si les &#233;v&#233;nements eux-m&#234;mes sont ins&#233;parables de la surface sur laquelle ils s'ins&#232;rent, se diffusent et persistent (puisqu'il n'y aurait pas d'&#233;v&#233;nement brut, une &#233;piphanie pure qui s'adresserait aux esprits : &#171; la guerre est finie ! &#187;), on peut aussi d&#233;finir un &#226;ge &#224; partir de ses techniques d'archivage et de diffusion. C'est-&#224;-dire, on peut le d&#233;finir, du moins en hypoth&#232;se, d'apr&#232;s la mani&#232;re dont un &#233;v&#233;nement est modul&#233; dans la surface archivistique. Non pas, par exemple, que la chute de Ceausescu n'ait pas eu lieu dans les rues de Bucarest, mais que cette chute, comme le montrent Harun Farocki et Andrei Ujica dans Vid&#233;ogrammes d'une r&#233;volution, est ins&#233;parable de la cr&#233;ation d'un &#233;v&#233;nement t&#233;l&#233;visuel. Non pas que les bombes atomiques jet&#233;es au Japon n'aient ne l'aient pas &#233;t&#233;, mais que c'est comme d&#233;faite reconnue &#224; la radio par l'empereur qu'elles s'inscrivent pour les japonais comme catastrophe ultime de la guerre, et comme d&#233;monstration visuelle de la puissance &#233;tatsunienne, qu'elles inaugurent une autre guerre, un autre temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce sens, et pour moduler la th&#232;se de Hobsbawm, on dira que moins que repr&#233;senter le XX&#232;me si&#232;cle dans une histoire de la civilisation, le cin&#233;ma est le XX&#232;me si&#232;cle, du moins au sein d'une certaine archive technologico-politique, comme la photographie serait en quelque sorte la Belle &#233;poque et la t&#233;l&#233;vision la Guerre froide. Cela ne veut pas dire que la photographie est n&#233;e et disparue avec la Belle &#233;poque, ou encore que celle-ci se d&#233;finisse par le seul essor de la photographie, mais que la Belle &#233;poque appara&#238;t, comme autant de petits clich&#233;s et d'images d'&#201;pinal qu'on trouve dans les brocantes, sous la forme d'une diss&#233;mination photographique, comme &#233;v&#233;nement &#233;pars et ins&#233;parable d'un certain &#226;ge de la photographie. Tandis que l'&#226;ge classique de la t&#233;l&#233;vision se cl&#244;ture avec la premi&#232;re des guerres du Golfe. Ce sera dor&#233;navant, la t&#233;l&#233;vision ins&#233;r&#233;e sur le r&#233;seau informatique qui prendra la modulation de l'&#233;poque, de ses &#233;v&#233;nements, en &#171; temps r&#233;el &#187; comme on dit (ainsi pour les r&#233;centes manifestations en Iran, qui se sont d&#233;velopp&#233;es comme des &#233;v&#233;nements sur la toile, avec tout son poids de manipulation et de &#171; r&#233;alit&#233; &#187;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est le but d&#232;s lors de s'attarder &#224; analyser un appareil, tel le cin&#233;ma, d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; par des technologies plus puissantes, plus performantes, voire plus actuelles ? Il se trouve que le cin&#233;ma inaugure la g&#233;n&#233;ralisation du montage comme op&#233;ration de modulation du temps. La t&#233;l&#233;vision, Internet, sont de loin plus puissants que le cin&#233;ma en ce qui concerne la communication des &#233;v&#233;nements, mais ils h&#233;ritent de celui-ci le montage comme fonction qui cr&#233;e des &#171; r&#233;alit&#233;s &#187; &#224; partir d'un certain d&#233;coupage du temps. Aujourd'hui, le monde ne deviendrait plus ni cin&#233;ma ni encore un film, si mauvais ou n&#233;faste que ce dernier pourrait l'&#234;tre. Il deviendrait plut&#244;t un montage g&#233;n&#233;ralis&#233; qui entra&#238;nerait m&#234;me la politique, quitte &#224; faire de celle-ci la continuation du montage par d'autres moyens. L'&#233;tat du monde se pr&#233;senterait alors comme un an&#233;antissement ou du moins une neutralisation du politique par l'image en tant que produit industriel, m&#233;diatique si l'on veut.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se peut que la t&#226;che d'une pens&#233;e sur le cin&#233;ma soit alors de r&#233;pondre par le biais d'une re-politisation par d'autres moyens que ceux de la philosophie politique, ceux m&#234;mes qui renvoient &#224; la conceptualisation des pratiques de l'image et du montage. &#192; cet &#233;gard on dira premi&#232;rement que le cin&#233;ma est fonci&#232;rement anachronique par rapport &#224; notre &#233;poque, en deux sens du moins. Il est anachronique parce qu'il renvoie dans son &#226;ge classique &#224; des aspirations d&#233;j&#224; r&#233;volues : &#171; art de masse &#187;, &#171; art industriel &#187;, et qui sait, &#171; art &#187; tout court. Mais il est aussi anachronique parce que son &#171; essence technique &#187;, pour parler comme Simondon, est justement ana-chronique, c'est-&#224;-dire il fonctionne par morc&#232;lement et neutralisation du pr&#233;sent gr&#226;ce au montage (m&#234;me l&#224; o&#249; le d&#233;coupage est absent, comme nous le verrons). En ce sens, le politique du cin&#233;ma passerait par l'&#233;tablissement d'une anachronie sup&#233;rieure. Par exemple, le cin&#233;ma de Haneke consiste, pour une grande partie, en l'insertion de la vid&#233;o et des images t&#233;l&#233;visuelles dans un agencement qui les arrache du circuit de l'information (&#171; Cach&#233; &#187;, &#171; Funny Games &#187;), pour les ins&#233;rer dans un geste contre la violence (m&#234;me si c'est au prix d'une grande contre-violence).&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre premi&#232;re t&#226;che sera alors, en reprenant quelques intuitions de Benjamin, Lyotard et Deleuze, ainsi qu'en montrant quelques extraits filmiques, d'esquisser le lien entre des proc&#233;d&#233;s concrets par lesquels le montage redistribue et d&#233;territorialise le temps (le champ-contrechamp chez Godard et Farocki ; le plan s&#233;quence chez Welles, Jancs&#242;, Angelopoulos et B&#233;la Tarr ; l'usage des &#233;crans de t&#233;l&#233;vision chez Haneke, Van Sant et Kaurism&#228;ki).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roman Dominguez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; la MSH Paris Nord Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord 4 rue de la Croix Faron - 93210 Saint Denis la Plaine tel : 01 55 93 93 00 - fax : 01 55 93 93 01&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochaines s&#233;ances (vendredis, de 14h &#224; 17h)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 avril&lt;br class='autobr' /&gt;
7 mai&lt;br class='autobr' /&gt;
21 mai&lt;br class='autobr' /&gt;
4 juin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
adolfovera27@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se rendre &#224; la MSH Paris Nord&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint-Denis&lt;br class='autobr' /&gt;
Plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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