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	<title>Ici et ailleurs</title>
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	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
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		<title>Ici et ailleurs</title>
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		<title>Faites-vous plaisir (des soviets &#224; Monaco) !</title>
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		<dc:date>2025-05-06T18:45:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dominique Gorgeon</dc:creator>



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&lt;p&gt;1- Ne dites plus les Boches, les Fritz, les Spountz, c'est malsonnant. Contentez-vous de dire : les amis ind&#233;fectibles et inconditionnels d'Isra&#235;l &#8211; cela suffira largement. &lt;br class='autobr' /&gt;
2- Vous pouvez collectionner les likes votre vie durant, cela n'emp&#234;chera pas les good riddance ! de faire masse et la Schadenfreude de prosp&#233;rer &#8211; le jour o&#249; votre n&#233;cro para&#238;tra dans Le Monde... &lt;br class='autobr' /&gt;
3- Le malheur des autres vous fatigue, la raison pour laquelle vous passez rapidement sur les nouvelles accablantes en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=55" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1- Ne dites plus les &lt;i&gt;Boches&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Fritz&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Spountz&lt;/i&gt;, c'est malsonnant. Contentez-vous de dire : &lt;i&gt;les amis ind&#233;fectibles et inconditionnels d'Isra&#235;l&lt;/i&gt; &#8211; cela suffira largement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Vous pouvez collectionner les &lt;i&gt;likes&lt;/i&gt; votre vie durant, cela n'emp&#234;chera pas les &lt;i&gt;good riddance !&lt;/i&gt; de faire masse et la &lt;i&gt;Schadenfreude&lt;/i&gt; de prosp&#233;rer &#8211; le jour o&#249; votre n&#233;cro para&#238;tra dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Le malheur des autres vous fatigue, la raison pour laquelle vous passez rapidement sur les nouvelles accablantes en provenance de Gaza, du Soudan, du Congo, pour aller droit &#224; l'essentiel : le proc&#232;s de Sarkozy, le Printemps de Bourges, le dernier match du PSG... Pour vivre heureux, vivons couch&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Goethe, dans un de ses (nombreux) moments d'&#233;garement, soutenait que tous les vivants d&#233;rivent d'un seul et unique animal primitif. On serait port&#233;, dans le m&#234;me sens, &#224; imaginer que tous les cons qui aujourd'hui peuplent (en nombre et dans toute leur diversit&#233;...) la plan&#232;te, descendent d'un con primitif unique. Le &lt;i&gt;Ur&lt;/i&gt;-con, granitique, molaire, incontournable d'o&#249; d&#233;coule l'infinie et d&#233;sastreuse lign&#233;e des cons de tous les &#226;ges, en tous lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5- D'un mot mal form&#233; peut d&#233;couler une suite infinie de catastrophes. Ainsi, le terme anglais &lt;i&gt;painkiller&lt;/i&gt;, pour m&#233;dicament anti-douleur, analg&#233;sique. Outre qu'il manifeste une tr&#232;s suspecte app&#233;tence pour le meurtre (&lt;i&gt;killing&lt;/i&gt;), l'usage de ce terme compos&#233; repose sur la plus fallacieuse des approches de la douleur : du point de vue de la grande sant&#233;, celle-ci ne doit &#233;videmment pas &#234;tre &lt;i&gt;tu&#233;e&lt;/i&gt;, mais bien apprivois&#233;e, apais&#233;e, dans une durable interaction avec elle &#8211; elle a assur&#233;ment, dirait le grand moustachu, bien des choses &#224; nous apprendre sur nous-m&#234;mes et le reste, elle aussi. Aux Etats-Unis, les &lt;i&gt;painkillers&lt;/i&gt;, provende et providence de l'industrie pharmaceutique, ont produit un d&#233;sastre sanitaire colossal, affectant notamment les cat&#233;gories les plus pauvres de la population. &#171; Sois sage, &#244; ma douleur... etc. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6- &lt;i&gt;Paradoxe d'Orwell et de l'orwellisme toutes mains&lt;/i&gt; : l'auteur de &lt;i&gt;1984&lt;/i&gt; est devenu d&#233;sormais, en France et partout dans le monde blanc, un auteur scolaire et la r&#233;f&#233;rence absolue de l'aversion (en forme de r&#233;flexe conditionn&#233;) au &lt;i&gt;totalitarisme&lt;/i&gt; tendance rouge, stalino-bolchevique, sovi&#233;tique, n&#233;o-communiste... Le paradoxe &#233;tant que cet &#233;crivain pour le moins in&#233;gal et qui d&#233;sormais passe pour avoir perc&#233; &#224; jour le secret des soci&#233;t&#233;s totalitaires &lt;i&gt;n'a pas pass&#233; un seul jour de son existence dans un pays socialiste&lt;/i&gt;, n'en a jamais connu que ce qu'en rapportaient les journaux britanniques lib&#233;raux et conservateurs, et la propagande anticommuniste. Les &#233;crits des auteurs, grands, moins grands et petits, qui ont connu et explor&#233; les entrailles de la B&#234;te (la soci&#233;t&#233;, les formes de pouvoir dans le monde du stalinisme) constituent un continent litt&#233;raire immense, une ressource in&#233;puisable &#8211; mais avec tout &#231;a, c'est la plus caricaturale des dystopies (en qu&#234;te d'effets faciles), &lt;i&gt;1984&lt;/i&gt; augment&#233; de &lt;i&gt;La ferme des animaux&lt;/i&gt; qui d&#233;sormais, et comme pour l'&#233;ternit&#233;, nous enseigne le tout sur le tout en mati&#232;re d'horreurs associ&#233;es aux vocables spongieux &#171; totalitaire &#187;, &#171; totalitarisme &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
A la fin de sa vie, aux temps de la Guerre froide, Orwell s'est fait une sp&#233;cialit&#233; de d&#233;noncer aux services secrets britanniques ceux de ses coll&#232;gues qu'il soup&#231;onnait d'intelligence avec l'autre camp. Belle anticipation sur la chasse aux sorci&#232;res qui fait retour aujourd'hui dans les d&#233;mocraties post-lib&#233;rales. On a, comme toujours, la post&#233;rit&#233; qu'on m&#233;rite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7- On peut tout &#224; fait se chier dessus r&#233;guli&#232;rement et n'en &#234;tre pas moins un parfait honn&#234;te homme (pour les femmes, c'est un peu plus compliqu&#233; : le syntagme &#171; honn&#234;te homme &#187; ne s'emploie pas au f&#233;minin &#8211; la femme honn&#234;te n'est pas n&#233;cessairement une honn&#234;te femme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8- &lt;i&gt;Retailleau&lt;/i&gt; : le genre de gringalet binoclard dont, &#224; l'instant m&#234;me o&#249; on l'aper&#231;oit, on est pris d'une toute sadienne autant qu'irr&#233;sistible envie d'&#233;craser les lunettes &#224; coups de talon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9- D'un l&#226;che d'une stupidit&#233; exemplaire, on dira : &lt;i&gt;eh bien, celui-l&#224;, il n'a pas invent&#233; la poudre d'escampette&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10- Quand, sur l'autoroute, me double une Tesla aux vitres teint&#233;es, je me demande toujours s'il ne s'agit pas l&#224; d'un vaisseau fant&#244;me ayant &#233;chapp&#233; au contr&#244;le d'Elon. Je ralentis et me rabats sur la file de droite, je me d&#233;fie des chevaux de l'Apocalypse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11- Au XX&#232;me si&#232;cle, il y eut des fascismes, lesquels constitu&#232;rent un ensemble assez disparate, bigarr&#233;. Le XXI&#232;me fait mieux : il invente le &lt;i&gt;fascisme global&lt;/i&gt;, ce qui a, tout de m&#234;me, plus de gueule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12- Selon le protocole d&#233;sormais en vigueur, l'infirmi&#232;re (l'infirmier) dit, avant d'enfoncer l'aiguille : &#171; je pique ! &#187;. Ce qui donne &#224; penser que la derni&#232;re chose qu'entend le quidam en fin de vie ayant opt&#233; pour la mort assist&#233;e dans une clinique suisse ou belge est ce bref &#233;nonc&#233; somme toute assez minimaliste et trivial : &#171; Je pique ! &#187;. Songez, par exemple, aux derniers instants de Godard, ce h&#233;ros de l'invention, de l'exp&#233;rimentation, en route pour l'Au-del&#224; &#233;quip&#233; de ce seul et lugubre sauf-conduit &#8211; &lt;i&gt;je pique&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13- Vous &#234;tes-vous d&#233;j&#224; pris une d&#233;claration d'amour en pleine poire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14- &lt;i&gt;L'extermination de Gaza comme &#233;v&#233;nement pur&lt;/i&gt; : elle montre et d&#233;montre les affinit&#233;s &#233;lectives de la d&#233;mocratie lib&#233;rale avec le g&#233;nocide. Il nous faut donc biffer d'un &#233;nergique trait de plume l'essentiel de ce que nous pensions avoir appris de l'Histoire du XX&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15- La grammaire nous trompe quand elle distingue seulement entre le &lt;i&gt;tu&lt;/i&gt; (de familiarit&#233;) et le &lt;i&gt;vous&lt;/i&gt; (de politesse). Il existe une infinit&#233; de modalit&#233;s du &lt;i&gt;tu&lt;/i&gt; : le tutoiement amoureux, communiste, celui de l'invective, de l'adjuration (&#171; Mon Dieu, aide-moi... &#187;), du m&#233;pris (&#171; Calte, j'aime pas les loufiats ! &#187;), du d&#233;go&#251;t (&#171; Tiens, tu m'd&#233;bectes... &#187;), etc. &lt;i&gt;Tu&lt;/i&gt; n'a pas un, mais cent visages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16- On &#233;crit mieux les yeux ferm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17- De m&#234;me, on entend mieux les bruits dans l'obscurit&#233; compl&#232;te. Cependant, il n'est pas vrai qu'inversement on voit mieux les passants quand, de la rue, s'&#233;l&#232;ve un concert de klaxons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18- &lt;i&gt;L'&#233;poque avide de polars, toutes sortes de polars&lt;/i&gt; : modique consolation des temps de manque et de disette affective, morale, politique, etc. Et, pour encha&#238;ner un peu sur Benjamin, l'engouement global pour le polar repose distinctement sur l'intuition selon laquelle l'&#233;poque est &lt;i&gt;intrins&#232;quement criminelle&lt;/i&gt;. Le polar, c'est en tout premier lieu ce qui conserve la trace d'un crime, nous met sur la piste d'un crime. Il est d&#233;sormais universel, dans la mesure m&#234;me o&#249; le pr&#233;sent tout entier est surpeupl&#233;, satur&#233; de crimes en tous genres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19- Apr&#232;s Gaza, il n'y aura jamais de &#171; r&#233;conciliation isra&#233;lo-palestinienne &#187; &#8211; il y aura des arrangements, peut-&#234;tre, dict&#233;s par des consid&#233;rations d'opportunit&#233;, des cottes politiques mal taill&#233;es, des rites absolutoires, des simulacres de passages &#224; l'ordre du jour (&#171; tournons-nous vers l'avenir, au diable la tyrannie du pass&#233;... &#187;), des singeries et des faux-semblants de toutes sortes &#8211; mais pas de r&#233;conciliation. Ce n'est pas tant que les Palestiniens auraient trop souffert pour pardonner ; ce serait bien davantage que le crime collectif perp&#233;tr&#233; par l'autre partie a &lt;i&gt;d&#233;pass&#233; toute mesure&lt;/i&gt;. Au-del&#224; d'une certaine limite (laquelle a &#233;t&#233; amplement franchie &#224; Gaza), on entre dans les eaux noires de l'inexpiable dont la d&#233;nomination juridique &#8211; l'imprescriptible &#8211; ne rend que tr&#232;s partiellement, imparfaitement compte. L'inexpiable, c'est un poison qui ne se dilue pas dans le cours du temps. Le crime est entr&#233; dans les g&#232;nes de ceux/celles qui l'ont commis comme dans ceux des victimes. Le slogan mis en circulation par les plus &lt;i&gt;int&#233;gristes&lt;/i&gt; parmi les desservants du culte de la Shoah (&#171; Ni pardon, ni oubli ! &#187;) fait boomerang et se retourne contre l'Etat sioniste et tous ceux qui ont pr&#234;t&#233; la main au crime inexpiable &#8211; la mise en &#339;uvre de la disparition du peuple palestinien. &#171; Ni pardon, ni oubli ! &#187;, c'est exactement ce qui s'inscrit en lettres de feu sur la ligne d'horizon des relations entre Isra&#233;liens et Palestiniens. L'exigence de Justice (qui suppose que les coupables soient punis) fera cort&#232;ge pour les temps et les temps au d&#233;sir de &#171; vivre en paix &#187;. La m&#233;moire du crime est faite d'une pi&#233;t&#233; dans laquelle la haine du criminel conserve toute sa part. Le pardon ne se d&#233;cr&#232;te pas. On ne vit pas &lt;i&gt;en paix&lt;/i&gt;, en vraie paix, avec les assassins, avec les pourvoyeurs et les associ&#233;s d'un crime collectif de ce calibre. A supposer que cette guerre s&#233;culaire s'interrompe un jour, sur le terrain, elle n'appartiendra pas au pass&#233; pour autant, la page ne sera pas tourn&#233;e. Le nom de Gaza (et du reste) ne s'effacera pas des tablettes du pr&#233;sent &#8211; et c'est heureux. La m&#233;moire longue, tenace, obstin&#233;e, celle qui conserve intact le souvenir de l'outrage demeure, au bout du chemin, l'arme du vaincu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20- Le probl&#232;me, ce n'est pas tellement l'&#233;normit&#233; sid&#233;rante des tr&#232;s vilaines choses qui se commettent sous nos yeux, ce serait plut&#244;t la st&#233;r&#233;otypie moralisante et disciplinaire des discours qui encha&#238;nent sur elles et en viennent &#224; tenir lieu d'opinion commune. L'action violente hors normes (le raid du 7 octobre 2023), le fait divers criminel XXL (l'affaire Pelicot) deviennent alors de purs moyens et occasions de formatage (de compactage) des affects et pens&#233;es collectifs. Ce qui est alors mis en commun, mis en culture est du sentir-penser du plus mauvais aloi &#8211; une t&#233;ratologie &lt;i&gt;hard discount&lt;/i&gt;, le monstre roi de l'&#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, la pens&#233;e qui se respecte et qui s'efforce peut au contraire trouver, avec ces incidences, l'occasion de beaux d&#233;fis. Ceci, &#224; condition de cultiver sa qualit&#233; propre &#8211; celle qui consiste &#224; cong&#233;dier les facilit&#233;s de la moralisation &#224; outrance, en tout premier lieu. Vous est-il venu &#224; l'esprit que la frairie ultra-violente entreprise par le Hamas le 7 octobre 2023 rel&#232;ve, g&#233;n&#233;alogiquement parlant, d'une histoire imm&#233;moriale, &lt;i&gt;celle des raids et des razzias&lt;/i&gt; &#8211; un genre dans lequel les conqu&#233;rants et colonisateurs de tous poils se sont, depuis toujours, illustr&#233;s (en particulier l'arm&#233;e fran&#231;aise en Alg&#233;rie, de 1830 &#224; 1962) ? Ou bien encore : que le d&#233;sir de prendre (poss&#233;der, jouir de...) une femme endormie est un des fantasmes masculins les mieux partag&#233;s sur lequel ne fait que rench&#233;rir d&#233;mesur&#233;ment (en construisant une intrigue &#8211; un sc&#233;nario &#8211; laborieusement sadien/trash) l'inglorieux Pelicot ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;v&#233;nements ou &#171; affaires &#187; d'embl&#233;e plac&#233;s sous le signe de l'exception, tels qu'ils surviennent dans notre pr&#233;sent, devraient &#234;tre pour nous l'occasion d'une mont&#233;e en puissance de notre r&#233;flexion critique &#224; propos de ce qui tranche sur l'ordinaire. Or, c'est tout l'inverse &#8211; ces interruptions du cours des choses d&#233;bouchent sur de grands moments d'ab&#234;tissement collectif &#8211; les messes noires et les exorcismes de la rumeur publique et des m&#233;dias qui s'interrogent m&#233;caniquement : &#171; comment des choses pareilles sont-elles encore possibles au XXI&#232;me si&#232;cle ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21- Hier, au XX&#232;me si&#232;cle, nous nous tenions au bord du gouffre. Nous disions : &lt;i&gt;socialisme ou barbarie&lt;/i&gt;. Depuis, au XXI&#232;me si&#232;cle, nous avons fait un grand pas en avant. Nous disons d&#233;sormais : &lt;i&gt;barbarie ou barbarie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Dominique Gorgeon&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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