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	<title>Ici et ailleurs</title>
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	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
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		<title>Ici et ailleurs</title>
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		<title>Le parasite en art et en politique, S&#233;minaire de master sous la direction d' A. Brossat et J.L. D&#233;otte</title>
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		<dc:date>2010-09-18T20:43:08Z</dc:date>
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		<dc:creator>jean-Louis,D&#233;otte, Alain Brossat</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; Un mardi par mois de 10 &#224; 13h &#224; la MSH Paris Nord &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on croit encore &#224; la possibilit&#233; de l'&#233;v&#233;nement en art comme en politique ou dans les sciences humaines, alors il faut parasiter. Parasiter, c'est ruser, car il s'agit bien d'une ruse qui consiste &#224; donner le change. On fait mine d'accepte le cadre. Il n'est pas question de grands gestes de refus. Il ne s'agit pas de subversion. Comme le rappelle M.Serres dans Le Parasite (1997), le code g&#233;n&#233;tique du parasite biologique devient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/IMG/logo/arton94.jpg' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; alt=&#034;&#034; style='max-width: 150px;max-width: min(100%,150px); max-height: 150px' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Un mardi par mois de 10 &#224; 13h &#224; la MSH Paris Nord &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on croit encore &#224; la possibilit&#233; de l'&#233;v&#233;nement en art comme en politique ou dans les sciences humaines, alors il faut parasiter. Parasiter, c'est ruser, car il s'agit bien d'une ruse qui consiste &#224; donner le change. On fait mine d'accepte le cadre. Il n'est pas question de grands gestes de refus. Il ne s'agit pas de subversion. Comme le rappelle M.Serres dans Le Parasite (1997), le code g&#233;n&#233;tique du parasite biologique devient compatible avec celui de l'organisme-h&#244;te. Sinon les anti-corps de l'h&#244;te veillent, et c'est la destruction. Cette association peut perdurer parce qu'elle est profitable aux deux organismes : c'est la formule du client&#233;lisme romain. L'un trouve protection et nourriture, l'autre la reconnaissance sociale et politique. L'&#233;v&#233;nement dans l'&#233;volution surgit quand l'organisme-h&#244;te s'adapte &#224; son tour au code g&#233;n&#233;tique du parasite et que surgit une structure totalement inattendue. &lt;br class='autobr' /&gt; Il faut pr&#233;ciser cette relation entre l'h&#244;te et le parasite en dehors de la sph&#232;re biologique. Un bon parasite imite son h&#244;te. C'est massivement le cas dans la sph&#232;re de l'&#233;ducation. Un bon &#233;tudiant est un parasite qui ne doit pas d&#233;voiler trop t&#244;t ses batteries, c'est-&#224;-dire sa singularit&#233;, parce que l'institution veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si maintenant on replace ces analyses dans le contexte des rapports entre industries culturelles et production artistique artisanale, depuis l'Ecole de Francfort et son anc&#234;tre Kracauer, on a l'habitude d'entendre dire que les premi&#232;res ali&#232;nent la seconde.&lt;br class='autobr' /&gt; En fait, si les industries culturelles se renouvellent en absorbant les nouveaux talents, ces derniers doivent consid&#233;rer la culture au sens le plus large comme un terreau fertile. Toute l'oeuvre de Buren en t&#233;moigne, des proclamations incendiaires, anti-mus&#233;ales des ann&#233;es 60 jusqu'au Double Plateau du Palais Royal, o&#249; les socles des statues devinrent des monolithes structurant la cour du Minist&#232;re de la Culture.&lt;br class='autobr' /&gt; On ne parlera pas de r&#233;cup&#233;ration. Car il y a du risque de chaque c&#244;t&#233;, voire du d&#233;fi . Tartuffe s'installant dans une famille et c'est la ruine assur&#233;e. Mais encore fallait-il l'accueil favorable du ma&#238;tre de maison pour que la s&#233;duction de l'hypocrite puisse l'emporter. Le philosophe du Neveu de Rameau ne reste pas indemne d'une telle fr&#233;quentation : qui est cynique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cela doit nous pr&#233;parer &#224; consid&#233;rer qu'un artiste, &#224; l'imitation de Descartes, ne peut monter sur la sc&#232;ne du monde sans &#234;tre masqu&#233;. Mais il n'est pas le seul. C'est le cas aujourd'hui du philosophe qui ne peut survivre qu'appareill&#233; du masque du chercheur en sciences humaines.&lt;br class='autobr' /&gt; Il y a des activit&#233;s qu'on ne peut mener que masqu&#233;, le rapport au masque n'&#233;tant pas superficiel mais substantiel. La philosophie naissante avait besoin de la Cit&#233; politique pour se d&#233;velopper et trouver des adeptes, il lui fallait la possibilit&#233; des d&#233;bats, des confrontations, du pol&#233;mos, mais &#233;tait-elle pour autant essentiellement politique ? Arendt ne le pense pas. Elle ajoute que la philosophie parce qu'elle &#233;tait une th&#233;orie politique a plut&#244;t contribu&#233; &#224; &#233;touffer la politique comme action. Autre temps, autre situation : comment continuer de philosopher alors que l'Universit&#233; est chr&#233;tienne et que r&#232;gne la th&#233;ologie ? En adaptant Aristote &#224; la probl&#233;matique du dogme, comme le fit Saint Thomas, mais la philosophie, en elle-m&#234;me ne rel&#232;ve pas de la foi, son rapport au livre n'est pas celui de la R&#233;v&#233;lation (L&#233;o Strauss). Dans son dernier texte, Les th&#232;ses sur la philosophie de l'histoire, Benjamin qui a beaucoup pay&#233; de son oeuvre pour para&#238;tre marxiste, introduit un dernier parasite : la th&#233;ologie. Et comme la th&#233;ologie n'a alors que cette fonction, on n'en saura pas plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour le philosophe, il y aura toujours des interstices o&#249; faire passer une activit&#233; pensante non-politique, non-th&#233;ologique, non-scientifique, non-artistique, non-humaniste, une sorte de nihilisme actif en somme ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;ances : les mardis matin de 10 &#224; 13h : 16/XI, 30/XI, 7/XII, 11/I/2011, 15/II, 2/III, 22/III, 5/IV&lt;br class='autobr' /&gt;
Lieu : MSH Paris Nord, salle C &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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