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	<title>Ici et ailleurs</title>
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	<description>Association pour une Philosophie Nomade</description>
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		<title>Ici et ailleurs</title>
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		<title>S&#233;minaire Techniques du cin&#233;ma, politiques par le cin&#233;ma ? Lundi, 6 d&#233;cembre 2010Deuxi&#232;me ann&#233;e</title>
		<link>https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=article&amp;id_article=104</link>
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		<dc:date>2010-11-25T08:46:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>coordonn&#233; par Roman Dominguez et Adolfo Vera</dc:creator>



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&lt;p&gt;MSH Paris Nord &lt;br class='autobr' /&gt;
In Absentia, des fr&#232;res Quay	Au fil du temps, Wim Wenders &lt;br class='autobr' /&gt;
Lundi, 6 d&#233;cembre 2010, de 15h &#224; 18h Pour cette premi&#232;re s&#233;ance, anim&#233;e par Adolfo Vera, nous aurons la participation des deux doctorants de Paris 8, Gustavo Celedon et Roman Dominguez &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici les r&#233;sum&#233;s de ces deux communications : &lt;br class='autobr' /&gt;
In Absentia (Fr&#232;res Quay/K. Stockhaussen) Une question pour la technique et l'esprit Gustavo Celedon B. Universit&#233; Paris 8 Vincennes &#8211; Saint-Denis &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de l'analyse d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://casus-belli.ici-et-ailleurs.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=27" rel="directory"&gt;Rencontres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MSH Paris Nord&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;In Absentia, des fr&#232;res Quay	Au fil du temps, Wim Wenders&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi, 6 d&#233;cembre 2010, de 15h &#224; 18h Pour cette premi&#232;re s&#233;ance, anim&#233;e par Adolfo Vera, nous aurons la participation des deux doctorants de Paris 8, Gustavo Celedon et Roman Dominguez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les r&#233;sum&#233;s de ces deux communications :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;In Absentia (Fr&#232;res Quay/K. Stockhaussen) Une question pour la technique et l'esprit&lt;br class='autobr' /&gt;
Gustavo Celedon B. Universit&#233; Paris 8 Vincennes &#8211; Saint-Denis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de l'analyse d'un court-m&#233;trage des Fr&#232;res Quay dont la musique a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par Karlheinz Stockhaussen, In Absentia (2000), nous voulons penser la relation qui existe entre les proc&#233;dures techniques qui permettent de figurer une &#339;uvre et l'&#339;uvre elle-m&#234;me, surtout lorsque celle-ci tend &#224; l'abstraction.&lt;br class='autobr' /&gt;
In Absentia semblerait d&#233;plier ses moyens techniques &#8211; ainsi que la passion de et pour la technique &#8211; sous l'emprise d'une conception fortement abstraite autant qu'&#233;motive. En effet, on d&#233;couvre que le film s'adresse &#224; l'&#233;norme question de l'esprit et l'on peut dire, certainement, que ce qui y est mis en sc&#232;ne est une pr&#233;occupation pour un type particulier d'usure de la cr&#233;ation (Derrida) qu'il faudra mettre en rapport avec une usure des possibilit&#233;s techniques.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est moins une question de quantit&#233; que de qualit&#233;. D'abord, on sait que le rapport entre esprit et technique est un des sujets de la pens&#233;e de Bernard Stiegler. Ici, il voit la possibilit&#233; d'une sublimation des pulsions libidinales gr&#226;ce aux dispositifs techniques par lesquels l'esprit se d&#233;veloppe. Or, chez Stiegler la question de l'esprit renvoie &#224; celle de l'infini, c'est-&#224;-dire ce qui est produit par l'esprit est justement ce qui ne s'&#233;puise pas, ce qui poss&#232;de une f&#233;condit&#233; in&#233;puisable qui permet la production de sa propre extension dans le temps. De ce fait, le d&#233;veloppement et l'&#233;volution de la technique deviennent les conditions de possibilit&#233; du renouvellement permanent de la production de l'esprit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-on affirmer d'ailleurs une usure des moyens techniques par rapport &#224; l'esprit ?&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ici que la pr&#233;sence de Stockhausen devient pour nous importante. On sait qu'il a d&#233;velopp&#233; un type de musique al&#233;atoire et cela va jouer ici un r&#244;le fondamental. Cette musique est possible gr&#226;ce &#224; un appareil de probabilit&#233;s. Avec des combinaisons, un morceau al&#233;atoire devient presque infini. Mais Stockhausen, en acceptant d'apporter sa musique pour un film, semblerait montrer que malgr&#233; l'infini num&#233;rique, la technique est tomb&#233;e dans une sorte de crise, du moins si on la consid&#232;re dans son rapport &#224; l'esprit. On pourrait dire qu'il y aurait une usure. En effet, In Absentia montre un moment d'impossibilit&#233; et d'accablement de l'&#233;criture, c'est-&#224;-dire une sorte d'arr&#234;t de la &#171; grammatisation &#187;. Cet arr&#234;t est l'&#233;nergie centrale d'un sc&#233;nario apocalyptique lequel, comme nous le verrons, rassemble un monde d'apr&#232;s l'&#233;puisement du monde. Si l'al&#233;atoire produit des possibilit&#233;s presque infinies, au-del&#224; du temps d'une vie, c'est l'infini m&#234;me, au sens de Stiegler, qui est arr&#234;t&#233;, et donc qui est contenu, et donc qui se m&#233;tamorphose en d&#233;sespoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce sens, In Absentia co&#239;nciderait avec le postulat de Stiegler sur la fin du capitalisme, du fait de sa propre consommation, mais le film semble aller plus loin, puisque les fr&#232;res Quay s'interrogent ici sur l'&#233;tat &#171; spirituel &#187; de la technique elle-m&#234;me. C'est pourquoi la synchronisation (proc&#233;dure fondamentale dans l'histoire du cin&#233;ma sonore) entre les sons et les images est mise en question, en s'&#233;mancipant les unes par rapport aux autres par le biais d'une composition qui ne se constitue pas comme dans un film sonore traditionnel, mais plut&#244;t comme une &#339;uvre compos&#233;e des images et des sons. Il s'agit, &#224; notre avis, d'un acte d'&#233;mancipation, o&#249; les proc&#233;dures techniques mises en place sont questionn&#233;es par elles-m&#234;mes &#224; partir d'une &#339;uvre qui cherche &#224; manifester un &#233;tat spirituel qui n'a d'autre sens que la folie, la d&#233;pression, la maladie mentale, l'&#233;puisement. Image et son se compl&#232;tent, puisqu'ils se trouvent dans cet &#233;tat spirituel. C'est la raison pour laquelle ils marquent bien leurs diff&#233;rences, leurs provenances distingu&#233;es : il ne s'agit pas simplement d'un objet audiovisuel qui risque de devenir un objet de consommation ; il ne s'agit pas non plus de la production d'un paralangage (Lyotard) : il s'agit d'un effort pour montrer les &#233;tats de la technique et de l'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le road movie ou la tendre d&#233;clinaison du western&lt;br class='autobr' /&gt;
Roman Dominguez Jimenez Universit&#233; Paris 8 Vincennes &#8211; Saint-Denis&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est devenu courant d'insister sur la nature temporelle de l'image cin&#233;matographique. Si bien que le cin&#233;ma est souvent d&#233;sign&#233; comme l'art ou l'appareil du temps. Mais de quel temps parle t-on au juste ? Deleuze parla d'une image qui nous rendrait &#171; un peu du temps &#224; l'&#233;tat pur &#187;. Il ressentait qu'il s'agissait d'une lib&#233;ration du temps lui-m&#234;me par rapport au mouvement des cycles cosmiques et des sph&#232;res c&#233;lestes, voire une &#233;mancipation du temps de sa succession empirique, &#171; chronologique &#187;. Alors &#171; The time is out of joint &#187; (le temps est hors de ses gonds) selon la c&#233;l&#232;bre formule que Deleuze emprunte &#224; Shakespeare pour caract&#233;riser (autant dire pour dramatiser) le d&#233;r&#232;glement du temps op&#233;r&#233; par Kant : &#171; c'est le mouvement qui se subordonne au temps. Le temps ne se rapporte plus au mouvement qu'il mesure, mais le mouvement au temps qui le conditionne &#187; (Critique et clinique, p.41). En effet, pour Deleuze le temps chez Kant ne devient forme pure, inchangeable, vide, non empirique, qu'au prix d'un bouleversement aussi d&#233;terminant pour le Je et le Moi : &#171; Le Je est un acte (je pense) qui d&#233;termine activement mon existence (je suis), mais je ne peux la d&#233;terminer que dans le temps, comme existence d'un moi passif, r&#233;ceptif et changeant qui se repr&#233;sente seulement l'activit&#233; de sa propre pens&#233;e. Le Je et le Moi sont donc s&#233;par&#233;s par la ligne du temps qui les rapporte l'un &#224; l'autre sous la condition d'une diff&#233;rence fondamentale &#187; (Ibid., p. 43).&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans L'Image-temps, Deleuze va op&#233;rer un d&#233;r&#232;glement similaire. L'image comme &#171; situation optique et sonore pure &#187; a comme corr&#233;lat un cin&#233;ma de &#171; voyance &#187;, o&#249; d'une part les personnages se &#171; condamnent &#187; &#224; contempler leurs situations (dont l'exemple classique est celle d'Ingrid Bergman &#224; la fin de Stromboli, de Rossellini), en m&#234;me temps que le sujet-spectateur devient impuissant face &#224; la forme ouverte du temps qui alors s'impose, puisque cette forme ouverte ne se rapporte plus &#224; la forme &#171; naturelle &#187; du mouvement, ni &#224; la forme organique (sinon &#171; condescendante &#187;) du r&#233;cit filmique. Or, ce qui &#224; notre avis est mis &#224; c&#244;t&#233; par Deleuze, est la nature de la violence qui accompagne n&#233;cessairement l'&#233;mergence de l'image-temps. Certes, dans la mesure o&#249; elle doit imposer sa relevance et sa fascination sur d'autres, justement pour &#171; faire image &#187;, toute image comporte une certaine violence. Mais ce qui changerait dans l'image-temps serait, pour le dire en quelques mots, le lieu du crime : la violence ne r&#233;siderait pas tellement dans ce qu'on voit et dans ce qu'on &#233;coute (bien que certainement cela puisse arriver), mais dans le temps comme forme ouverte et d&#233;r&#233;gl&#233;e, presque transcendantal (donc non empirique), de la violence.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne peut avancer que par t&#226;tonnements dans cette question qui rapporterait le temps &#224; la loi, puisque selon Benjamin toute violence se rapporte &#224; l'&#233;tablissement et &#224; la conservation des droits, et donc aux rapports que la technique cin&#233;matographique soutient avec la violence. C'est pourquoi nous avons choisi de nous rapporter &#224; la distinction, parfois un peu artificiel certes, entre l'espace du western et celui du road movie. Le western supposerait (tel que Jean-Louis D&#233;otte l'a soulign&#233; dans une intervention &#224; la MSH en mai dernier) un espace r&#233;ticul&#233; des points-cl&#233;s &#224; peu pr&#232;s magiques (Cf. Simondon, Du mode d'existence des objets techniques). Tandis que le road movie comporterait, nous le pensons, une sorte de d&#233;clinaison, de renoncement, de perc&#233;e dans cet espace r&#233;ticulaire au profit d'une ligne de fuite. Mais vers quel terroir nous am&#232;nerait une telle &#233;vasion ? Ce ne serait pas autant vers un espace lyrique et m&#233;lancolique (en opposition &#224; l'espace &#233;pique et romantique du western) que vers une violence nouvelle, laquelle ne serait pas sans rapport aux &#171; nouveaux barbares &#187; par lesquels Benjamin d&#233;signa les forces issues de la pauvret&#233; d'exp&#233;rience. C'est encore par cette m&#234;me voie qu'on peut parler des images-temps dans le road movie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos propositions de participation seront les bienvenues. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Les s&#233;ances se tiendront &#224; la MSH Paris Nord.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mshparisnord.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Calendrier des s&#233;ances (lundis de 15h &#224; 18h) 6 d&#233;cembre 2010, salle A 10 janvier 2011, salle B 31 janvier 2011, salle B&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour des renseignements suppl&#233;mentaires&lt;br class='autobr' /&gt;
roman.dominguez@club-internet.fr adolfovera27@gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour se rendre &#224; la MSH Paris Nord&lt;br class='autobr' /&gt;
4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint Denis, 93210 Saint-Denis Plan sur &lt;a href=&#034;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mshparisnord.org/acces.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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